Sur le Forum "Musiciens" Nebo à dit : "la Poste, fidèle à elle-même, est passée aujourd'hui et a laissé un avis de passage pour ma LP300 Epiphone choppée sur Ebay la semaine dernière... mon fils était là... personne n'a sonné et ils osent affirmer que y'avait personne ! Putains de gôgô-gôchistes et fonctionnaires de merde avec un poil dans la main ! ILS NOUS FONT LE COUP A CHAQUE FOIS ! Mais c'est un autre débat !"
Dan a dit à Nebo : "Tu veux dire que si le facteur avait été à tendance de droite, il aurait sonné ? mais que comme c'est un gauchiste, c'était inné à sa personne de ne pas se fatiguer à appuyer sur le poussoir de ta sonnette ?!
J'ai mal pigé le lien de cause à effet à vrai dire..."
Nebo a répondu à Dan : "Dan, je vais te répondre ici pour pas qu'on perde le fil et bien que ce soit un sujet pour le bleu... et en espérant que tu me liras attentivement...
Du point de vue idéologique c'est entièrement et totalement lié... la gauche, le fonctionnariat et toutes ses conséquences !
Un mec de droite, à supposer que ça existe encore dans ce pays tellement le terme est galvaudé et tellement la droite s'estgauchisée, il aurait probablement un certain sens dudevoirprofessionnel, même en supposant qu'il estime être mal payé et exploité par son patron.
Le gauchiste, en plus, a un type de caractère qui le pousse à adopter une certaine attitude dans la vie, même si elle va à l'encontre de la raison... T'inquiète pas, Dan, le droitard à la con aussi qui peut vociférer sur "le sens des valeurs, le sens de la Nation, la défense de l'identité" etc... La connerie est universelle, camarade... mais le laxisme et la désinvolture professionnelle c'est un fort signe de gauche, tu t'en doutes bien...
Le mec de gauche, sitôt qu'il pense être en sous effectif dans son service, sitôt qu'il estime bosser dans de mauvaises conditions de travail, il lève le pied... même si ça n'est pas vraiment justifié, tout ça parce qu'il est dans le camp du Progrès et qu'il faut, dit-il, faire progresser les choses... d'où les grèves qui nous font régresser sans cesse dans ce pays au conservatisme à deux balles.
En vérité, le mec de gauche ne fonctionne que par ressentiment. C'est sa situation existentielle et sociale qui ne lui convient pas et au lieu de s'interroger sur lui-même, il retourne cette haine de soi contre les autres.
Je pourrais te développer toute une dissertation à propos du ressentiment lui-même (Nietzsche a démontré à la fin du 19 ème siècle que c'était le ressentiment qui faisait tourner comme elle tourne une société démocratique) mais cela deviendrait trop long et indigeste. "
Quent41 a dit à Nebo : "Nebo, j'apprécie tes commentaires sur les grattes mais je ne peux pas te laisser écrire ce que je viens lire. Les gens qui aurait le caractère que tu décris comme gauchiste sont des gens (je travail avec certain d'entre eux) qui vote à droite. Je vois des gens bosser comme des malades toutes la journée, ne jamais se plaindre, pour gagner tout juste 1000€/mois, avec un professionnalisme incroyable qui vote à gauche. Ne fais pas de généralité. Il y a des gens de droite formidable et de vrai con, de même qu'il y a des gens de gauche formidable et de vrai con. Je connais des gens de droite qui te ferais gerber tellement ils sont fainéant odieux et con (de même à gauche). Ne pense pas politique mais humain.
Quand au ressentiment, il ne fait pas de politique. Pose toi et regarde bien les gens, tout les gens, de banlieue, campagne, petite et grande ville, les actifs issue de parents cadres ou ouvrier ou bien encore prof ou autre fonctionnaire, agriculteur...... Chaque catégorie de personne et différente pense différemment et tout le monde vie ensemble, ce n’est pas beau ça!!!!
Je tiens à te dire que je ne t'en veux pas, je ne suis pas en colère, je pense que tu es sincère dans ce que tu écris. Essaie de te détacher de ce que tu à pus lire ou entendre et voie les choses calmement avec beaucoup de recule et sans préjuger et tu verras.
Dis toi juste qu'une majorité de gens n'on rien contre le travail, il en on marre des grands patrons qui jouent avec eux sans rien risquer, des banques et des politiques qui font n'importe quoi et ne penses qu'à eux mêmes et certainement pas au pays. Mais les gens apprécient les PME les artisans et tous ceux qui gagnent leur argent en travaillent.
J'ai été long je sais, en plus ce n'est pas le bon forum, mais bon, je ne recommencerais plus, juré ')">
ps: Non, je ne suis de gauche.........ni de droite!!!!! ')">
"
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Quent41...
Ce sont des poncifs lénifiants ce que tu racontes là, cher ami...
et alors le coup que, non, le ressentiment ne joue aucun rôle dans le politique, je ne voudrais pas dire... mais penche-toi sur les parcours réels des uns et des autres en politique et tu verras que c'est le moteur number one !
Le ressentiment c'est le fait de se souvenir avec rancoeur, aigreur, antipathie, colère, emportement, fiel, haine, hostilité, inimitié, malveillance, ressentiment, véhémence, vigueur, virulence,animosité de quelque chose qui a fondé notre mise en mouvement. Ce sentiment est souvent de l'ordre de l'inconscient mais perceptible par un esprit exercé ou, plus simplement, ayant une certaine expérience de vie.
Au temps de Molière et Corneille, le ressentiment c'était l'action qui consistait à éprouver une blessure profonde qui pouvait sembler ineffaçable. Puis ça c'est précisé, puisque face à cette blessure insondable, le ressentiment est devenu l'état affectif et toute la palette de sensations que l'on pouvait éprouver en retour, par rapport à cette blessure.
Dans sa Pensée, Nietzsche en vient à réaliser par une analyse psychologique du monde occidental de son temps, sur le plan social, sociétal, religieux, artistique, philosophique, politique, etc... que le monde est mené par le ressentiment et plus particulièrement depuis l'ère démocratique avec ses avatars les plus décisifs : le Judaïsme religieux, le christianisme Protestant ou Saint Sulpicien, l'anarchisme, le socialisme, le féminisme... bref, selon Nietzsche, le règne de la populace (il devine, déjà, que le siècle qui va lui succéder sera un siècle de l'Homme Massifié, des idéologies de masses, etc...)
Les individus guidés par leurs ressentiments sont pour Nietzsche une catégorie d'hommes pour lesquels la véritable action en tant qu'acte de présence conscient au monde est impossible et qui trouvent un subterfuge dans la vocifération, l'exigence de droits fictifs, bref : la réaction qui prend la forme d'une "vengeance imaginaire".
Pour Nietzsche c'est là une "morale d'esclave" pour l'homme de ressentiment qui est, du coup, entravé par sa fondation et inapte à la vraie création... car même lorsqu'il est créateur il ne l'est que dans la Négation. C'est un "non" créateur car il refuse la vie qui est trop grande, trop puissante, trop belle et s'il était positif dans sa création il le serait par un "Oui" Créateur et Noble qui accepterait la Vie sous n'importe quel angle qu'elle se présenterait à lui...
L'être de Ressentiment étant dans un manque de force, une impuissance, se retrouve dans la réactivité... il crache sa bile. Il se plaint des injustices, au lieu de réaliser que c'est lui qu'il doit changer et bâtir et renforcer... il décide de changer le monde pour palier à ses frustrations et c'est la seule issue qu'il trouve pour exprimer son impossibilité à être dans l'affirmation et dans l'expression d'une force.
La vraie force suppose que l'on parvienne à surmonter cet état par lequel on retourne la haine inconsciente que l'on a de soi contre les autres, contre les plus beaux, les plus forts, les plus riches, les plus durs ou les plus doux (car la douceur peut être une force, aussi).
Pour y parvenir il faut être en mesure d'oublier, de pardonner, d'abandonner la vengeance. La vengeance des supposées masses opprimées contre les capitalistes, la vengeance des aryens contre les juifs, la vengeance des féministes contre les hommes, la vengeance des palestiniens contre les israéliens... etc... etc...
Au contraire, on voit l'abattement, l'anéantissement, l'anémie, l'apathie, la bassesse, la défaillance, la défectuosité, la déficience, l'étourdissement, comme des failles, la fragilité et l'infériorité, l'infirmité et l'insuffisance, en même temps que la lâcheté, la veulerie, le vice et la faiblesse, chez tous ceux qui ne parviennent pas à se débarrasser de ce désir de vengeance qui devient une obsession, ou quand en raison d'un acte manqué, d'une erreur passée, d'un échec leur état devient une torture morale, une incessante contrition, une lamentation, une nostalgie (qui peut être passéiste et poussiéreuse : "Avant c'était mieux !"), un remords, un constant repentir (à cause de la colonisation que nos ancêtres ont fait subir aux anciennes colonies, à cause de nos grands-parents qui étaient collabos pendant la guerre, etc...) qui ne laisse plus la pensée tranquille et exige d'elle, sans cesse de l'auto-flagellation, et cette pensée -- si on peut appeler ça ainsi -- transforme alors cet état de frustrations qui cachent bien leurs divers visages sous une épaisse couche de crasse familiale et générationnelle à son avantage en trouvant des justifications à son incapacité, par la contestation, le démenti, le déni, le désaveu, la négation et le renversement des valeurs en cherchant à placer les plus faibles au sommets des affaires et en démocratisant par le bas, en abaissant le niveau général afin que sociétalement et socialement les plus débiles puissent croire qu'ils concurrencent l'excellence.
Le ressentiment se retrouve donc assez logiquement dans les multiples idéologies qui se fondent par rapport à un "ennemi" réel ou supposé qui est jugé comme la cause pleine, entière et unique du mal et qui n'est en réalité que le bouc émissaire pour tenter de se débarrasser de son propre affaiblissement, affaissement, ataraxie et carence, débilité et engourdissement, frigidité et froideur, inaptitude et incompétence, inefficacité et infécondité, infirmité et inhibition, insuffisance et invalidité, misère, stérilité et torpeur.
Et lorsque de tels êtres se mettent en mouvement ils s'attribuent systématiquement une supériorité morale fantasmée, ce que Nietzsche résume assez sobrement mais efficacement par cette phrase qui ne manque pas d'humour lorsque l'on considère les choses qui vont comme elles vont dans ce monde qui va comme il va : "ils sont méchants, donc nous sommes bons."
C'est vérifiable chaque jour, partout... http://www.bertignac.com/forums/index.php?thisfor=bleu" style="text-decoration: underline; color: rgb(0, 0, 0); ">http://www.bertignac.com/img/emoticons//baston.gif" border="0" alt="">
Le 22/07/2013 à 10h55 (88.189.**.***)
Nebo - Dictature Socialiste et Police Politique...
Pas étonnant ce cabinet noir...Vu ce qui est décrit dans l'article ; les "peurs quasi obsessionnelles " d'Hollande au sujet de Sarkozy...C'est reconnaître que l'homme (Sarkozy donc) peut être craint avec tant de détermination &nb
Les clans de gauche et droite sont surtout là pour se partager le gâteau, se protéger les uns, les autres. L'intérêt général on oublie, au Brésil ça bouge pour faire tomber le gouvernement et la corruption généralisée au profit d'une minorité.
Avant je pensais en terme de droite et de gauche, j'allais dans les manifs avec de l'espoir, je sens que j'étais une poire. Aujourd’hui j'ai l'impression que tout ça est une grosse arnaque, que l'on nous donne une soit disant alternative une illusion pour que l'on reste peinard dans notre case. Quand j'entends que les riches sont de plus en riche, et que l'on nous demande de faire des efforts, de nous serrer la ceinture. Que l'on nous infantilise, fumer tue mais ne regardez pas ce que l'on met dans votre bouffe, n'analysez pas les colles les vernis et peintures de vos meubles, l'aire que vous respirez.
On bousille notre environnement parce que c'est bon pour l'économie. Tien l'économie, naïf que je suis, pensant que c'est un truc de bon père de famille qui épargne pour mettre sa famille à l’abri du besoin. Alors de temps en temps on nous sort une Affaire "vous voyez il y a une justice", et puis on en entend plus parler la vie des puissants reprends son cour et ses magouilles. Alors Sarko Tapis et compagnie, il y en a eue d'autres avant et il y en aura d'autre après. Que l'on ne me parle plus de révolution, j'attends une évolution évolution positive ou chaque être aura sa place dans l'équité.
Le 10/07/2013 à 10h25 (88.189.**.***)
Nebo -
Il est attaqué... il se défend... il y a un "cabinet noir" à l'Elysée pour traiter le cas Sarkozy. L'empêcher qu'il revienne. C'est pour cela qu'en ce moment tout se déchaîne autour de lui... Bettencourt, Khadafi, Tapie... etc... etc... C'est Sarko que l'on veut atteindre. Mitterrand, lui, avait la délicatesse "démocratique" de faire cela discrètement, quand il s'en prenait à un ennemi... Hollande est tellement mauvais qu'il fait ça au grand jour. Plus c'est gros moins on le lui fait remarquer.
Bon, puisque mon post va durer vingt ans ici j'aimerais lancer le sujet Sarkozy.Pensez-vous qu'il fait un vrai retour ? Perso je trouve ça bizarre, si tôt.... &nb
Je n'attends rien (rien de bon) de ce gouvernement mais j'ai entendu cette nuit un truc qui est pour moi hallucinant; et c'est dit juste comme ça :le nombre de sdf a doublé en dix ans !!!! c'était sous des gouvernements de droite je suis pas fou (enfin, pas entièrement ) , vous vous rendez compte, le chiffre a doublé &n
Saez, pauvre garçon demeuré qui voit des fascistes partout en france et qui ne les voit pas au pouvoir en Tunisie, en Lybie, en Egypte, en Iran à Gaza.
Le 01/07/2013 à 22h20 (88.166.***.**)
nicoleptique -
Saez etait un piège à gonzesse, tu jouais jeune et con et tu pouvais
te choper la nénette mais maintenant, je préfère les boire ...
les saez --->
Le 01/07/2013 à 21h44 (82.245.***.***)
le même -
C'est sans doute mon côté gôche encore qui ressort &nb
Je me souviens, vers 2001, par manque de thunes je trimais à mettre des étiquettes toute la journée sur des chemises et il y avait un poste de radio, pour le jeune chef d'entrepôt qui écoutait Europe 2 et 3/4 fois par jour entendre "la jeunesse France" j'avais vraiment, presque physiquement , envie de dégueuler.... &nb
saez est un gros démago et sa pensée n'en est pas une.
Le 25/06/2013 à 14h30 (194.206.***.*)
ivanovitch -
ouais,surtout que contrairement aux idées reçues la pollution sur paris,par exemple, à baissée de moitié ces 40 dernières années,parce que les bagnoles et les usines sont moins polluantes que dans les années 70 et que les entreprises en masse pratiquent maintenant la sélection des déchets.
Le 25/06/2013 à 10h49 (77.242.***.***)
Nicoleptique -
Le problème, La Fouine, c'est que la doctrine écologiste culpabilise les citoyens lambdas, qui n'ont pas les moyens d'isoler la maison, pas les moyens de s'acheter une voiture propre, pas la possibilité de prendre un bus quand tu as 2 gamins à deposer chez ta nounou avant d'aller bosser.
Je fais mes courses où je peux, j'essaye d'acheter ma bouffe directement à la ferme.
Chacun fait comme il peut, et je ne suis pas responsable du réchauffement climatique. Crois-tu vraiment que nous, 60millions de français allons changer la face du monde et que tu respireras mieux si l'on roule 10km/h en moins?
Dans ma jolie ville d'ARRAS, je suis pas sûr qu'il y ait plus de maladies respiratoires qu'à Amsterdam, par contre, de part mon métier, je peux te dire que les effets du travail minier, de l'amiante et du tabac n'ont rien de comparables avec la pollution engendrée.
Le 24/06/2013 à 20h45 (70.36.*.***)
lafouine -
C'est vrai que l'on peut se moquer des écologistes, se balader en vélo comme les hollandais à Amsterdam.qui ont surement moins de maladies des bronches que nos parisiens , et puis les écolos sont pour la préservation de la planéte c'est vraiment idiot comme concept non? Comme tout parti au départ il y a de bonnes idées et comme tout parti à l'arrivée c'est la bataille des chaises parlementaires. Manger bio quand on voit la merde industrielle qui est dans nos assiettes ça ne me dérange pas plus que ça. Je n'ai plus de bagnole depuis 4 ans et je marche, je fais mes courses à pied qu'est ce que je suis con.!Je vie sur une île où il n'y a pas de recyclage des déchets ici tout est brulé à même le sol, les cancers sont plus nombreux qu'ailleurs, même s'ils font attention au sens du vent les jours où ça brule c'est vraiement con de notre part de demander à ce que les déchets soit traités pour ne plus respirer la merde du ciel, mais ça coûite cher alors on s'adapte(je veux dire on continue à s'empoisonner). Les résultats des études sanitaires sont jamais divulguées, bizarre non?
Au Brésil en ce moment la rue est dehors pour se battre contre la corruption, ça fout la merde, ça demande des écoles des hôpitaux plutôt que des stades, ce qui fait peur à la présidente c'est que le peuple veut surtout envoyer un message contre la corruption, Le pays du football demande plus que du pain et des jeux et ben c'est déjà une révolution en soi. Pour avoir échanger avec des amis brésiliens qui vivent là-bas, ils ressentent une fierté de voir leur jeunesse ne pas abdiquer. et réclamer la fin de la corruption. Ils sont en position de force car avec la coupe du monde l'année prochaine si rien ne bouge bonjour l'ambiance la_bas. La FIFA doit commencer à flipper, ils vont peut être devoir se delester de quelques millions sur les milliards de chiffre d'affaire annuel pour avoir la paix.Est ce que ça sera suffisant? a suivre.
« Une engeance politique a émergé ces dernières années, dont le programme se résume à la plus grosse arnaque depuis la révolution russe : l’écologie. Démagogique au possible, cette idéologie de veaux prébubères a attiré dans ses filets biologiques tout ce que la planète comptait de frileux de l’engagement en créant une nouvelle morale plus duraille que le catéchisme des jésuites : la connerie durable. Pour lapremière fois depuis la Révolution française, on a des militants dont les principaux combats consistent à prendre un vélo pour aller faire leurs courses, à fermer le robinet en se brossant les dents et à jeter la bonne ordure dans la bonne poubelle dans des quartiers où la misère est insupportable. L’essentiel de leurs préoccupations consiste à savoir où jeter le papier, le carton, le verre et le plastique. Ce qui semble être le cœur de leur engagement suffit à satisfaire leur goût de la rébellion. Ces nouveaux cons vivent entre eux, forment de douces milices dans les quartiers et, au nom de la gauche militante et verte, créent plus encore de disparité sociale dans la cité. Plus ils font d’efforts pour être appréciés par les pauvres de quartiers, plus ils sont haïs pour leur pédantisme cynique. Préférer pédaler alors qu’on peut se payer une caisse est un concept tellement absurde pour celui qui rame au RSA, qu’il donne envie de niquer tous les Vélib’ de la terre, au grand dam de ces écolos qui ne peuvent piger la frustration des vrais pauvres. Ce sont des militants qui se battent bec et ongles pour obtenir une « recyclerie » ou un jardin potager dans des villes comptant 50% de chômage chez les jeunes, des militants récoltant leurs tomates sans engrais dans des départements sans écoles et sans crèches. Rien n’est plus important que la préservation de la nature. Les Verts ont bien essayé de responsabiliser leur discours, mais l’écologie est antinomique à toute forme d’évolution. Les super héros écologistes totalement dogmatiques et sectaires, tels que Hulot ou autres Arthus-Bertrand, ne distinguent même plus la gauche de la droite, et s’allieraient aux pires fascistes si ceux-ci promettaient des pistes cyclables. Les braves gens qui auraient eu tendance à jouer la carte de la solidarité avec les plus démunis d’entre nous, comme le faisaient les gens de gauche, se sont laissés trimbaler par ces nouveaux cons, ils cultivent aujourd’hui les trois mètres carrés de leurs putains de jardins partagés et croient faire de la résistance en bouffant les poireaux issus de l’agriculture biologique. Les Verts ne sont pas à un paradoxe près. Grâce à l’influence des Grünen, par exemple, l’Allemagne est aujourd’hui le pays le plus polluant d’Europe. Leur obstination maladive à combattre le nucléaire les a conduits à conserver des mines de charbon à ciel ouvert aussi grandes que Paris et à participer ainsi honteusement au réchauffement climatique. Peu leur importe : le dogme n’a pas été trahi, tous les barbus peuvent marcher la tête haute. L’ordre des priorités s’est trouvé brusquement bousculé pour satisfaire ces mous du bulbe. La promesse d’une voiture électrique dans une campagne électorale devient soudain plus importante que l’établissement de logements sociaux, et la promesse de constructions de maisons en bois équipées de panneaux solaires et de chiottes sèches est devenue l’essentiel d’un programme politique, bien avant la promesse de places en crèches pour tous les mômes. L’écologie est un luxe de bourgeois. Pour y adhérer, il faut avoir réglé tous les autres soucis de survie. Ce luxe est imposé à tous au nom d’une nouvelle morale, qui considère que jeter un papier par terre devrait être sanctionné plus durement que voler dans la poche de son voisin. »