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| Le 17/11/2006 à 22h34 (90.5.***.***) |
Denis @ Lionel -
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Nous connaissons tous les 2 nos positions sur un sujet "grave" et qui dont nous ne partageons pas les mêmes "orientations".  Réguler le libre échange (car contrairement à ce que tu affirme en deuxième partie, il ne l' est pas sur le plan moral) n' est pas une tache insurmontable. L' amérique du sud est en train de nous donner une lecon dans ce domaine. Nous souffrons, en Europe (et particulièrement en France) d' une véritable crise d' identité par rapport au libéralisme sauvage (à l' Américaine et depuis Tatcher à l' Anglaise). Redevables envers les EUA d' une dette morale, nos dirigeants d' entreprises sont prêts à accepter toutes les compromissions morales et économiques. Hors la transposition d' une culture économique, ou plutôt le greffage d' une idéologie économique s' apparente (à mon sens), au même travail de sape que celui d' imposer une religion dans un territoire fraichement conquis : Voué à l' échec avec en prime un bain de sang coté religion et la misère coté économique. Si tout un chacun vivait dans le partage multilatéral (qui nous est cher mais dont nous n' avons pas la même définition) et non pas unilatéral ("baiser" celui avec qui on échange, désolé pour la vulgarité). A ce titre et aprés avoir énormément souffert économiquement et donc de fait sociologiquement (je pense notamment à l' argentine) l' Amérique du sud est en train de donner une lecon à l' ultra libéralisme qui conduit l' occident à sa perte. Le plus grave étant finalement le mépris de la nature dont le libéralisme fait foi. Toujours avide de nouvelles conquêtes financières, il se comporte en doryphore. A titre d' exemple (parce que finalement la nourriture est l' élément essentiel pour pouvoir (sur)vivre, au nom du libre échange, nous trouvons dans nos grandes surfaces (endroit où s' alimentent les masses populaires urbaines)des fruits et légumes de merde (ben oui, il faut leur faire tenir le trajet avant qu' ils ne pourissent sous 3 jours). Et pourtant ce ne sont pas les producteurs qui manquent dans notre contrée. Pire, pour le citadin manger des légumes made in france devient un luxe (mais pas pour le rural qui va se "servir" chez le producteur, à des tarifs moindre que ceux en provenance du libre échange). Jusqu' au restaurant ou tu paies eu prix fort le frais "made in france". Concernant la définition du libre-échange que tu donnes, elle n' est que l' interprétation que l' on peut en faire dans une idéologie politico-économique donnée, dans un pays bien précis. Je doutes que que les Américains dans leur bataille avec la Chine (et vice-versa) leur donnent la même définition. Le libre échange est plus une idéologie (avec tous les travers qui accompagnent un tel "état d' esprit" qu' un état de fait. Mais celà ne m' empêche pas d' être d' accord avec toi sur l' incohérence du : "ca a marché, mais ca ne marche plus" et la justesse de ton commentaire. Tu l' auras compris, je préfère le partage au libre-échange. Je trouve qu' il y a d' ailleurs un formidable contre-sens à vouloir réguler le libre échange. Je t' échange librement mes patates contre tes carottes (je m' intègrevite à un nouvel environnement) mais uniquement sous l' autorité de organisme de régulation. Où est la liberté dans tout celà ? On fait donc de l' échange régulé qui est tout sauf Libre. En marge de ces commentaires, je voudrais aussi souligner que nous ne sommes plus assis sur une poudrière écologique, mais que nous entrons dedans. Les relevés de températures sont on ne peut plus explicites. Ca va souffrir, voire ca souffre (bien plus) dans nos grandes métropoles que dans nos campagnes. Avec tous les risque sanitaires qu' une telle évidence entrainent déjà.
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| Le 17/11/2006 à 20h00 (87.231.***.***) |
Lionel @ sarkofan & Denis -
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Je trouve le commentaire d'Emmanuel Todd tout à fait à côté de la plaque ; normal, il tient le discours antilibéral type. Je veux bien faire un petit développement là-dessus, mais ce ne sera probablement pas celui que tu aurais fait, Denis ! Je cite Todd, dans cet entretien au Monde :
"Il y a un dogme central dans la pensée de l'élite, c'est le dogme du libre-échange. On n'a pas le droit de dire que le libre-échange a marché et qu'il ne marche plus."
Bon, il y a déjà un peu de victimisme inutile de dire "on n'a pas le droit". Nous sommes dans un régime de liberté ou on a tout à fait le droit de dire que le "libre-échange ne marche plus", la preuve, il le dit. Mais il faut surtout convaincre qu'une autre solution est possible pour avoir une vraie audience. Todd et les autres antilibéraux devraient perdre moins de temps à se plaindre d'un empêchement de parler qui n'existe pas et passer plus de temps à plancher sur une solution viable de plus grande fermeture des frontières, si c'est cela qu'ils prônent. Si un projet antilibéral et de contrôle rigoureux des échanges internationaux bien ficelé était présenté de façon sérieuse, il serait susceptible de convaincre un grand nombre de Français, qui ne demandent justement que ça, des solutions sérieuses. Mais en réalité, je ne pense pas qu'on puisse présenter un projet de fermeture des frontières viable, c'est d'ailleurs pour cela que les antilibéraux en restent aux incantations politiciennes et idéologiques.
Le libre-échange est un système dans lequel les échanges commerciaux entre nations sont libres ou affranchis des barrières qui les entravent (Petit Robert). Si l'on lit entre les lignes, on comprend que le libre-échange est un jeu qui se joue à plusieurs avec des concessions de part et d'autre. Si l'on veut se sortir du jeu et refermer partiellement ses frontières, il faut s'attendre à ce que les autres nations ferment un peu plus la porte aussi à nos produits exportés assurant jusque là des débouchés pour des milliers d'emploi chez nous, notons-le.
D'ailleurs, Todd et d'autres antilibéraux avec lui sont assez cyniques : ils disent "ça a marché, mais ça ne marche plus". En d'autres termes, le libre-échange, c'était super tant que la France et les Français ont pu y gagner du niveau de vie, mais maintenant que ce sont des plus pauvres que nous qui sont en train de gagner du niveau de vie à notre détriment, faut tout arrêter ! 
Ensuite, deuxièmement, le libre-échange d'aujourd'hui n'est pas entièrement libre, il est régulé. Et il l'est dans un cadre bien préférable à celui des accords bilatéraux des siècles précédents, puisqu'il est régulé au niveau mondial au sein de l'OMC. Bien sûr, les tractations sont très dures, n'aboutissent pas toujours avant des années, d'autant que la période est difficile. Mais c'est un progrès incontestable pour peser sur la mondialisation.
En effet, le libre-échange reste un des meilleurs moteurs d'un rééquilibrage planétaire des niveaux de vie. Bien sûr, comme on le voit, ça signifie que le moment est rude pour les pays les plus riches dont nous faisons partie. Pour ne pas trop que nous en souffrions, il faut bouger, innover, s'adapter... et certainement pas chercher à conserver nos acquis tels quels, fermer nos frontières, se mettre le trouillomètre et le victimomètre dans le rouge, etc.
Mais bien entendu, on aimerait ne pas être les seuls à faire des efforts. Un autre moteur important du rééquilibrage planétaire, c'est l'apparition de mouvements syndicaux indépendants et forts dans les pays en émergence, et du souci d'améliorer les conditions de travail en même temps que les revenus dans ces pays. En Chine et ailleurs, il faut rapidement que ces conditions s'améliorent. Ainsi, on fera d'une pierre deux coups : le coût du travail chinois se renchérira de ces nouvelles charges et nous fera donc un peu moins concurrence, et les travailleurs chinois vivront mieux.
"Des classes dirigeantes qui se refusent à voir parce qu'elles sont placées à un certain endroit privilégié dans la structure économique. (...) La vérité, c'est que l'on comprend beaucoup plus vite quand on souffre. (...) Mais ce qui est intéressant, c'est que le rejet remonte dans la structure sociale. Et que l'on répond aujourd'hui à la colère des classes moyennes par des candidats absurdes."
"Quand on souffre", on a plus facilement "la haine", ça c'est sûr, mais on voit mal en quoi ça permettrait de mieux comprendre les ressorts économiques de la société. Quant à la dernière phrase, c'est pour moi un contre-sens. Il dit "on répond...par des candidats absurdes" (=notamment Ségolène), c'est-à-dire qu'il critique, en gros, "l'establishment" (Tiens, ça rappelle un certain Le Pen), le PS et les autres, accusés d'imposer au peuple des candidats complètement inadaptés (Sarko, Ségo). Pour moi, c'est vraiment un contre-sens : en l'occurrence, ce sont plutôt au contraire les classes moyennes qui imposent Ségolène au PS. 
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| Le 17/11/2006 à 14h52 (90.5.***.***) |
Denis -
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Je partage totalement le commentaire de Jean Todd (qui mériterait des développements).Au mieux le PS avec Royal fera le score de Chevènement (en 2002) au prochaines élections.  Et quand je regarde l' animation en lien ci-dessous ... Elle et Ils n' ont rien compris.  Au passage une pensée pour DSK, non pas politique mais personnelle (voir l' info de Lionel sur le Vert).
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| Le 17/11/2006 à 13h52 (81.51.**.**) |
Encore le même fan -
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Après réflexion, s'il y a du lemming dans l'humain, il pourrait aussi y avoir du blaireau dans Dieudo.
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| Le 17/11/2006 à 10h31 (83.197.***.***) |
Yvan realiste -
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220.000 français ont voté pour La compagne du premier secretaire du parti socialiste !
!!! ils représentent moins de 2 % des 42 millions d'électeurs en France !
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| Le 17/11/2006 à 01h57 (83.152.***.***) |
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non 5 em hha ha
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| Le 17/11/2006 à 00h04 (83.152.***.***) |
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et oui faut faire avec,va faloir lui bougé son cul pour qu'elle assure
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| Le 16/11/2006 à 18h08 (83.201.***.**) |
yvan à nebo -
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j'ai envoyé un message aux blabla ! l'adresse de mon blog de chants sons !
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| Le 15/11/2006 à 18h42 (82.248.**.***) |
PS -
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si je méprisais Attali je n'aurais pas écouté ses interventions multiples au point d'en être lassé ...
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| Le 15/11/2006 à 18h35 (82.248.**.***) |
- Fox -
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@ Lionel : Non, Dieudo je le met dans la catégorie des porte-paroles "autoproclamés" (je le considère avant tout comme un artiste, pas comme un politicien et son entrée au Bourget relève du "comique de situation").
Mais c'est indéniable que tu as d'un côté ceux qui disent "votez pour MOI" (cf. Lx Pxx - je me refuse à prononcer son nom -) et ceux qui affirment plutôt "votons pour nous" ...
Pour Attali, à force de frayer dans le monde de la finance (avec un scandale quand il bossait pour sa banque) et de la politique ("éminence grise"), il endosse avec un peu trop de facilité depuis quelque temps la posture du prophète, visionnaire ... Il prétend savoir ce que nous reserve l'avenir (!) - (Or, depuis que la Bible m'a mis en garde, je me méffie énormément des "faux-prophètes") ... @ Guitouche : ce qu'il fait actuelement (en dehors de la promo de son bouquin) C'EST MIEUX QUE RIEN ; mais un prêt, ça reste un prêt, ce n'est pas un don, ni une restructuration conjoncturelle ...
Pourtant j’ai l’intime conviction que les savants (les “chercheurs”) et les artistes (les “improvisateurs”) vont reprendre le pouvoir (une libération en perspective, comme du temps de De Gaule, (grand écrivain qui modela le monde pour qu’il cadre avec son script ... ;-) @ Nebo : et sans faire autant de conneries qu’un Mao, parce que l’achât de ses livres -protolibéralisme oblige- n’était pas obligatoire !)
@ tous: Les artistes mercenaires ou décérébrés volontaires actuels vont sûrement devoir laisser la place aux inventeurs ... En politique aussi ... on aura besoin, d'artistes inventeurs ... A propos, les mercenaires en Irak (très nombreux : il y a actuellement des “armées privées” partout dans le monde) travaillent pour des sociétés cotées en Bourse : c’est donc que c’est devenu *rentable*, toutes ces “boucheries” [d’aucuns sont là pour le croire, en restant bien au chaud devant leur écran de contrôle ... “Mais la nuit finit toujours par s’échapper” comme disent Chedid/Cabrel :-) ] Autocombustion qui complète *avantageusement* le gâchis industriel de la biodiversité ...
Enfin il faut espérer que la gabegie cessera de présenter des arguments employant le mot “économie” pour légitimer son avancée ...
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| Le 15/11/2006 à 14h59 (87.231.***.***) |
Lionel @ Fox -
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Dans ce que tu me réponds, en faisant le distinguo entre un Le Pen strictement égoïste et des "Collectifs" (je suppose que c'est ce dont fait partie Dieudonné) travaillant pour l'harmonie, je trouve que tu n'arrives pas encore à t'abstraire de la dialectique "bons et méchants" pour faire une analyse utile, mais il faut continuer à travailler là-dessus. 
De même, ta réponse à Nebo est une charge sarcastique contre Attali, dont on comprend que tu es bien remonté contre lui. Dans le même temps, je discutais il y a deux heures à peine avec notre Guitouche, et presqu'en conclusion de notre discussion, il me disait combien il appréciait la contribution de Jacques Attali, son action, ses réflexions. Pour ce camarade fort estimable, dont le travail le met directement au contact d'une population en difficulté, et qui tous les jours est interpellé sur des thèmes forts comme l'autorité, la parole d'Attali est pertinente et pas qu'un peu. On se demande alors comment il peut se faire que tu tiennes, quant à toi, Attali dans un mépris qu'on sent assez fort. Là, encore cher Fox, je crois qu'il y a ce même travail à poursuivre pour essayer de moins faire preuve de simplisme réducteur.
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| Le 15/11/2006 à 14h36 (82.248.**.***) |
- Fox @ Lionel -
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Effectivement l'extremisme peut se disssoudre dans le bon sens (la sagesse) et la raison n'est pas seule motivante ... Mais la différence c'est que le borgne travaille pourt lui (avec -un comble !- l'aval déclaré de l'UMP), tandis que les Collectifs (et leurs portes paroles, même comiques, réels ou autoproclamés comme Gyneco ...) travaillent pour un ensemble, harmonieux qui plus est ...
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