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| Le 12/03/2005 à 03h27 (213.36.*.***) |
Fox réagit -
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Encore un drame dans les H.P. : la question que l'on se pose tous (moi, je, mien, en leur for intérieur) c'est ce type a-t-il vu la reconstition diffusée la veille par TF1 de la cavale de Francis Heaulmes, le tueur en série condamné à plusieurs fois perpette (mais pas sans mal : il "coûtait moins cher" dehors, qu'interné ....) ????
Même si ça nous fait pas une belle jambe, ça donnera du grain à moudre aux experts, et montrera l'importance méconnue de la tranche de contenus, qu'il faut bien programmer, contraints et forcés, entre les encarts de pub ...
(Mes pensées vont vers la victime : une femme de ménage qui se doutait de rien en allant bosser ce vendredi matin. Ce n'est pas de l'ironie de ma part, j'abhorre le chaos, dans le boulot... et *l'approximatif* en général).
D'un autre côté, j'ai compris pourquoi B.Giraudeau se mouillait dans ce projet (il s'est vu comme un artiste qui "dénoncerait", un acteur impliqué - et T.Frémont fait d'ailleurs une performance aussi réussie qu'inquiétante). Le problème c'est l'idée de départ : l'éthique de la réalisation (pourtant impec, sur la forme). On ne s'adresse pas qu'aux responsables (ceux qui sont aux manettes : toubibs, gendarmes, avocats, instances etc. - ou les quidams équilibrés, à leurs zapettes ... qui sont responsables de la suite télévisuelle donnée à cette diffusion), mais cela est montré aussi aux irresponsables ! Ou à ceux qui sont ni déséquilibrés, ni stables comme du béton armé (... et ça fait du monde ! même sans compter les androïdes).
L'Art ne peut faire avancer le monde que s'il se synchronise à lui. Dénoncer avec vigueur ou déplorer timidement, ça ne sert à rien s'il n'y a pas autour une volonté d'avancer, et un chemin tracé. De l'empathie et de la bonne volonté ... ("sont les 2 mamelles de la" ... démocratie)
Contrairement à l'économie, au journalisme, au turfisme etc. dans la création artistique, il y a des strates superposées, des charades à tiroirs, des niveaux de signification (autant que de variantes de lecture), des degrés de gravité ... Il existe des paroles de chansons qui subliment la réalité (au lieu de "fiction du réel") , dans la mesure où elles l'encense ou la déplore, mais toujours avec poésie, humour, double-sens et recul. C'est le rôle de l'artiste (qui possède un minimum de talent et de sens de sa responsabilité envers ceux qui apprécient son travail- parfois de façon erronée -) (surtout qd il ne fait que pomper outrageusement 3 lignes de Sean G. sans mettre de guillemets)
Par exemple quand je vais promener Droopy, c'est d'abord parce qu'il s'est mis sur son 31, qu'il est digne même dans le couloir, en sortant de l'ascenseur (slow elevator), c'est un peu aussi pour me caricaturer en train de soliloquer avec mes 4 vérités, mais c'est également parce que ça m'amuse de trouver qu'il incarne parfaitement la dimension post-quantique (la 11ème d'après Arte) qui dépasse l'espace-temps usuel (il arrive toujours avant ceux qui crapahutent en 2 ou 3D ! comme s'il était passé par un tunnel d'anti-matière ...) Tout ça, alors que le Tex ne se doutait même pas qu'on allait extrapoler en 2005 sur son crobard et son expression minimaliste ! (soit "boo !", soit "I'm happy" !) vu que lui-même y injectait d'autres sens encore ...
Pour Pollux : je suggère que l'on lance interpole à la recherche de la 1ère série ! Celle qui mariait poésie surréaliste et chronique acidulée un rien subversive ! (en VHS, DV, DivX ou n'importe quoi !) Même si le long métrage a probablement des qualités, l'un n'empêche pas l'autre !!!!
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| Le 11/03/2005 à 20h37 (213.46.***.***) |
Lionel au Tournicoton à poils longs -
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Allez, arrête de déprimer en sirotant ton pote Johnnie ! Avec la verve débridée qui est la tienne, tu n'as jamais eu un accrochage en forum ? Ou alors c'est tes premiers forums, ici ? Tu sais, c'est comme partout, quand on donne bien, faut s'attendre à recevoir. Ne nous attardons pas sur ce qui est passé, sinon tu vas me donner envie d'en retartiner une couche sur pourquoi ma remarque assez vive était tout à fait justifié, ouaf !
En attendant et à titre d'adoucisseur de poilu, je te remercie de nous avoir ramené Pollux, qui nous remet en mémoire l'impayable Jacques Baudouin !
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| Le 08/03/2005 à 17h56 (213.36.***.***) |
Fox @ Greg -
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merci pour le lien Lillois. Apres lecture, voici les réponses qui me parlent :
" La pluralité s'incarne aussi dans l'attention que la presse porte au traitement de TOUS les grands centres d'intérêt qui traversent la population française. Depuis sa création en 1973, L-----tion a toujours consacré beaucoup de son énergie et de ses moyens éditoriaux au traitement de la création culturelle. Au cours des trois décennies écoulées, la création culturelle a pris dans la société une place qui déborde largement le champ strict de ce qu'on appelle la culture. Certaines oeuvres en littérature, en musique, dans le cinéma ou dans le design témoignent de l'influence colossale de la création artistique dans l'imaginaire, mais aussi dans la vie quotidienne de nos contemporains." (Serge July)
C'est bien joli, cette prise de conscience de July, mais il ne semble pas envisager une seconde que la création peut - et elle le doit- marcher sur les plates-bandes du journalisme ... Pas "par la bande", pas par influence, mais dans la pratique ! L'Art n'est pas qu'un "centre d'interêt" mais un état d'esprit, qui implique ausi un savoir-faire non dispensable quand on s'adresse au plus grand nombre (Au moins "par politesse", avec une sorte de courtoisie... comme Ray dans Cult par exemple : "il envoie le bois !" L'alibi du journalisme a tjrs été de posé un regard éphémère sur du plus durable... Mais on peut déplorer un manque de respect sans doute pour le prosaïsme, qui ne signifie pas forcément le trivial ... il faut bosser la forme.)
C'est bien ce que semble avoir pigé Philippe Lefait (qui donne bcp de lui à l'Art en étant comme une sorte de sentinelle nocturne sur le service public) :
" Parce qu'il me semble important de sortir les medias de leur cadre de
diffusion et que tout ce qui permet de mettre en contact direct ceux qui
font ce qui se voit, s'entend, se lit ou s'écoute est utile et
"désacralisant".
Parce que le sujet m'intéresse. Les artistes en particulier, les
"intellectuels", plus généralement, permettent une approche, une critique et
une réflexion sur la société de moins en moins évidentes dans un système de
connaissances qui formate à outrance les modes de pensée."
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| Le 07/03/2005 à 21h59 (82.65.***.***) |
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ça va peut etre te parraitre ridicule...mais pourquoi pas le dire quand meme?
concernant les resto du coeur,j'ai lu les mails sur le forum bleu et c vrai que l'idée est bonne meme si ça frise le ridicule parfois,mais ce qui compte c'est que les gains vont aux restos...
et là ou je veux en venir,c'est te concernant,une idée qui me viens comme ça,c'est à y reflechir:--tu sais que beaucoup de fan de toi(moi entre autres lol)sont ici,mon reve c'est de te parler,ce qui est deja arrivé sur le tchat et c super,..autre reve c'est de posseder un objet que tu as eu,perso...tu pourrai faire une genre de vente aux encheres et les profit irai pour une bienfaisance...ça ferai des heureux(pour nous et pour les demunis...)t'en penses quoi?je sais que ça te prendrai beaucoup de temps mais c juste une idée,qui pourrai aboutir sur une autre idée...@+
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| Le 07/03/2005 à 11h22 (82.122.**.***) |
ptitgillou -
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On dit toujours que c est l intention qui compte, reste à savoir si, au départ , elle est vraie ou calculée .Le vrai probleme est que les restos existent toujours...
Ca arrange bien les corbeaux sur leurs branches dorées qui se marrent bien en regardant les cons se debattrent tout en pensant que c est toujours ça en plus qui reste dans leurs poches.
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| Le 07/03/2005 à 11h10 (213.36.**.**) |
Pr Fox -
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@ Greg : "l'artiste fait il avancer le monde?"
Mais qui peut donc organiser des débats pareils, à Lille ? (j'aurais bien aimé voir ça ...)
Alors ma réponse (dans ce cas) est OUI.
Sans machiavélisme forcément obligatoire, l'artiste travaille le concret, il oeuvre, à la suite de choix. Il ne vit plus son destin comme une fatalité, mais il assume son statut ... Et comme il est un peu l'ambassadeur des rêves des autres (comme disait ... Higelin, je crois bien) il fait avancer le monde (puisque sans rêves, on meurt, c'est scientifiquement prouvé).
J'ai pigé ta nuance entre la démarche volontaire et le pouvoir accidentel de l'oeuvre... C'est vrai que là-dessus l'artiste a (souvent) l'ego plus humble que le politicien, qui a le don de se mettre abruptement entre le futur collectif et le tout-un-chacun, pour jouer du mirliton sous les spotlights, (ou même que le journaliste qui prétend détenir une vérité ponctuelle, et appuie sur sa guimbarde avec des effets dramatiques -parfois fondés).
Mais puisque l'artiste fait preuve d'humanité, il fait avancer son petit monde à chaque pas qu'il fait ... Le monde sans humanité, ça n'est pas une hypothèse pour l'instant d'actualité ... (même si Hubert Reeves pose la question de savoir si notre espèce n'est pas l'une des plus menacée ...)
(Comme je l'affirmais le mois dernier : quand on ne peut envisager d'agir sans souci de réussir, sans un certain perfectionnisme même, plutôt que de se vautrer dans l'approximatif, quand, en plus, il y a prise de risque ou improvisation, on fait avancer le schmilblick : et ça, c'est l'attitude de l'artisan, par excellence, de l'artiste, si on veut... [def : un artiste est un artisan qui ne travaille pas (que) sur des séries (à répétition, avec auto-clonage). L'un comme l'autre signent sans honte le fruit de leur labeur.] 
Tout en sachant que chacun peut avoir un comportement "artistique" même si on ne fait pas dans le décoratif, l'esthétique, mais du moment que l'on entreprend quelque chose en faisant de cet acte une affaire personnelle ... (Ex: Le poète est amoureux, ou l'amoureux est poète ?) Condition sine qua non : quand ce type d'action ne nuit pas à l'humanité, c'est qu'il lui fait du bien ! : @ helios : l'idée de départ c'était d'empêcher le gaspillage et d'organiser le recyclage, la récupération de la bouffe. tout en amorçant un dialogue. L'idée aujourd'hui c'est encore de respecter la dignité... (et je le maintiens : l'argent n'a qu'un rôle minime dans tout ça ... Même sur les raisons structurelles : le chômage n'est pas du à un manque d'argent des entreprises qui licencient ... Peut être même que la maintenance d'un Quart Monde va crescendo parce que rentable pour les autres !? TF1 par ex. n'a pas à se plaindre de cette soirée ... (mais au moins elle participe) ... Les vrais enjeux ne sont pas économiques : c'est une question de *noblesse d'esprit*, je dirais, pour relayer B.Marley et Lennon ... A la source, comme à l'estuaire ...
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