Gnac of the day
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Le 06/01/2005 à 17h22 (82.126.***.***)
-
La télé, c'est la version moderne des vitraux de nos cathédrales.

Le 06/01/2005 à 17h05 (213.36.*.***)
fox @ lester -
c'est ce que je voulais dire ... parfois ça semble tourner à vide, comme avec des automates ... le moindre mouvement de sourcil d'un prese,tateur de JT a plus d'incidence qu'il ne le croit ...

Le 06/01/2005 à 17h02 (213.36.*.***)
Fox @ Lionel -
"les infos TV sont largement un miroir de l'opinion ; les programmes pas mal aussi"
Je suis d'accord avec Rony Brauman pour penser que cela va plus loin : Cela forge l'inconscient (collectif), cela forme l'opinion.. Et encore c'est un grand mot : ça génère plus des émotions, ou de la délectation sous-culturelle (-autres "idées reçues" cheap ressassées à n'en plus finir-) aussi on cherche à "toucher" comme l'avouait Stéphanie plutôt que véritablement forger des opinions... En tout cas pendant le "prime-time", la nuit c'est tout autre chose, ou à d'autres heures, plus confidentielles (mais plus denses)
Ce n'est pas se décharger d'impératifs que de filtrer les stimulis qui nous arrivent un peu malgré nous (et qui doivent s'attendre à la critique).

"les ultralibéraux qui marchandisent tout" ça serait le contraire qui m'étonnerait (et j'aime être étonné ...) non, je parlais d'êtres humains qui abusent ... de belles paroles inconséquentes ... etc. Force est de constater que les progrès sont lents (et que cette inertie a des conséquences par l'amplification qu'elle engendre) concernant les manipulations irresponsables de l'image : j'irai jusqu'à dire que la Beauté est un devoir quand on est du bon côté de la caméra ... (Et Beauté ne signifie pas forcément irréalisme).

Au fait, il n'y a quasiment pas de victimes dans le règne animal à la suite du tsunami... ça mérite réflexion ... (et même, remise en question sans doute)

Le 06/01/2005 à 16h30 (80.8.**.***)
lester paulus @ Lionel -
je me permet de mettre un bemol à ce que tu as dit au sujet des infos TV. Je sais pas trop si elles sont "un miroir de l'opinion" mais je trouve qu'elles présentent souvent un spectacle un peu vide (en caricaturant, et ca depend des chaînes). J'aime bien le spectacle, mais y'a d'autres crénaux que celui des infos pour ça....et puis finalement..oui... effectivement elles se doivent d'être d'une certaine façon "un miroir de l'opinion" puisque il faut donner aux gens ce qu'ils veulent voir...mais je continue à être un peu moins optimiste que toi : si la télé est un miroir de l'opinion, il s'agit de l'opinion globale des gens qui la regardent, a savoir UN (grand) groupe d'individu, et pas "des individus et des groupes", donc une démocratisation de ce qui l'est déja...pas très enrichissant quoi ! En tout cas qui pourrait l'être plus...mais bon rien n'est parfait... et c'est dur pour une chaîne de vivre sans beaucoup d'audimat....voila c'était une petite pensée..."Quant à" l'objectivité faudrait demander à Bertrand ...

Le 06/01/2005 à 15h47 (62.160.***.***)
stéphanie@lionel -
tu parles d'une élégance !!! Je suis super impulsive et il m'arrive de dire des grosses conneries alors je ne vais pas en plus me prendre au sérieux quelle horreur !!! pour le reste je te souhaite bon appétit !!! et je réagirais peut etre à tes propos avec un peu de recul si j'arrive à en trouver... Pour l'heure il faut que je retourne à mon bouclage !!!

Le 06/01/2005 à 14h45 (213.46.***.***)
Lionel -
Et toi, Stéphanie, tu m'impressionnes par l'élégance avec laquelle tu prends ma petite critique de tes propos d'hier !

Le texte de Boileau cité par Fox est impeccable ! Pour moi, il s'applique à tous, pas seulement aux journalistes. C'est peut-être ce qui distingue mon propos de celui de mon ami Fox. Je pense que la persistance d'une vision Eux/Nous des choses (Eux les médias qui font pas leur travail, Eux les ultralibéraux qui marchandisent tout, etc.) n'est pas adaptée à la situation.

Nous sommes dans une ère d'interdépendance quasi totale, où comme le faisait justement remarquer Nyto, l'autre commence en nous et c'est là qu'il faut travailler en priorité. Titi évoquait la question de la rumeur il y a quelques jours. La propagation des idées reçues -- notamment du type, "si tout va mal, c'est la faute de XXX" -- fonctionne un peu de la même manière, avec un déficit de réflexion individuelle au moment de la transmission telle quelle de l'idée reçue.

Les sources d'information et de documentation, notamment avec le Web, n'ont jamais été aussi nombreuses. Chacun a tout à fait les moyens de se faire une opinion en croisant différentes informations. A mon sens, il est indiqué de lire un quotidien quasiment tous les jours. Quant aux infos télévisées, elles ne sont pas si "non pédagogiques" que ça. Mais il est vrai que la TV n'est plus considérée, comme à la grande époque des années 50-60, comme surplombant le peuple et ayant vocation à l'éduquer dans un élitisme un peu paternaliste mais objectivement utile. Pour moi, aujourd'hui, les infos TV sont largement un miroir de l'opinion ; les programmes pas mal aussi. Ça n'a rien de choquant ni de mauvais en soi. C'est dans la logique historique du reste, dans la logique de démocratisation et de plus grande expression des individus et des groupes.

Ce qui n'est pas dans la logique historique, je crois, c'est de trop se décharger sur l'autre ou la communauté, ou tel sous-groupe, des impératifs auxquels est confronté l'individu d'aujourd'hui et qui lui appartiennent réellement en propre.

Bon, j'essayerai de poursuivre mon propos plus tard : j'ai l'ami Guitouche qui débarque (ça faisait des mois qu'on voulait se voir ! ) et je n'ai pas encore déjeuné ! A+

Le 05/01/2005 à 17h22 (213.36.*.**)
Fox @ Stephanie & + -
oui j'espère aussi que la presse écrite permettra plus d'analyse (ce qui ne veut pas dire objectivité : c'est un leurre l'objectivité digne d'un droïde sans état d'âme, je n'y crois pas une seconde. On ne demandait pas à des grands reporters comme François Challais (par exemple, d'après ce que j'ai pu voir, à Cannes ou en Indochine) d'être objectif, mais qu'ils "s'auteurisent" un pt de vue analytique ! Et pourquoi pas simpliste ? Clair et synthétique ... ça évite que l'info tue l'info par son avalanche de complexité)
Et puis on peut espérer que la tv fera de même ... Au moins pour satisfaire Lester Paulus qui voudrait des soluces ...

Ce qui est "fondé" est avouable. (La pub tv, avec cette induction de la concurrence dans le morbide, les "conférences" technocratiques etc. ne le sont pas dans leur motivation)
un texte fameux que l'on enseigne dans les écoles de journalisme, je n'en doute pas (sinon comme Miss t'in guêtes je ris doucement )

("Il est certains esprits dont les sombres pensées
Sont, d’un nuage épais, toujours embarrassées ;
Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L’expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément."
(Boileau)

~~~

et surtout, par dessus le marché (parce que la presse écrite, on va la chercher, tandis que la radio ou la TV s'invite chez nous ... à l'heure de bouffer, ou toutes les heures) :

" Bien tard je t'ai aimée, o Beauté
Si ancienne et si nouvelle.
Et voici que tu étais au-dedans, et moi j'étais au-dehors !
Tu étais chez moi, et moi je n'étais pas là...
O Toi, plus intime a moi-même que moi-même !"
(St Augustin)

~~~

(à noter que sans la balise < br > ça serait moins lisible)

Le 05/01/2005 à 15h03 (62.160.***.***)
stéphanie -
effectivement... je vais sans doute trop vite... et mes raisonnement peuvent etre simpliste c'est vrai... A la lumière des reflexions de Lionel et de Fox, je le comprend fort bien (Lionel, tu m'impressionneras toujours)... Mais Fox, je ne suis pas forcément d'accord sur les medias... C'est plus les médias télés, qui eux aussi,vont trop vite et manquent souvent de recul... On balance des images presque irréel tellement elles sont violentes... Avec des gens en train de mourrir sous nos yeux... J'espère que la presse écrite se montrera plus réfléchie, plus posée... Et la situation en Asie ne touche t'elle pas plus les médias et les gens parce que c'est une destination touristique de reve... Il y a eu des centine de milier de morts au bengladesch il n'y a pas si longtemps et l'info est passée quasi inaperçue... Je me souvient d'un cours de journalisme ou l'on me parlait de hiérarchisation de l'info : "en premier ce qui touche la France, puis l'europe, les Us et le reste du monde... Après on quantifie l'ampleur de la catastrophe : le prof nous avait dit que "50 morts dans une explosion en France toucherait plus que des millier en Inde"... Je m'en rappelle encore... Est-ce que l'info n'est pas autant relayée parce que justement, il y avait des touristes et donc une identification possible... Je me pose la question... mais j'espère aussi que les médias peuvent etre vecteur d'une info intelligente à défaut d'etre toujours absolument objective... des temoins mesurés disons... mais je me trompe peut etre...

Le 05/01/2005 à 14h08 (213.36.***.**)
Fox -
@ nyto : tu as mis le doigt sur le coeur du problème : le 1er reflexe est souvent négatif, la 1ère vanne qui vient à l'esprit est souvent sarcastique (tt l'monde a pu s'en rendre compte sur sa ppropre inspiration, avec un peu de recul) et le DEUXIEME DECLIC est souvent le meilleur ...
Rony Brauman le dit (même si pourtant ça sert sa cause) : "Les medias ne sont plus témoins mais acteurs". Les journalyses doivent offrir l'analyse, et non pas le sensationnel (pour des raisons plus ou moins avouables). Et n'oublions pas que 90% de l'aide aux victimes du raz-de-marée est due à l'aide locale, spontanée des habitants voisins, dans les terres, loin des medias.

Pareil pour ce reflexe de captation, du profit ... c'est une pulsion immédiate, irréfléchie.

La depression (en plus des arguments pertinents de Lionel) est la conséquence finalement d'un tête à queue un peu traumatisant (alors je dis "vive la résilience !" à bas "la crise" démarrée dans les sixties !) : en effet ce sont les valeurs Culturelles qui tirent l'économie, et non pas l'Economie qui se paierait la "danseuse" de la Culture (ex. l'architecture - des colonies romaines par exemple, et l'architecture d'aujourd'hui ...)
Bref, la déprime vient d'un manque d'architecture interne (et d'aide en ce sens au moment où ça vacille).
On vit sur pilotis (le plus souvent au dessus de nos moyens : la France a une dette de combien de millards ?... comme finalement tous les pays d'Est en Ouest - sauf les très très "pauvres" oubliés qqpart dans la jungle ... )

(et maintenant je sors... ça m'a échappé, c'est pas que j'crois avoir dit une vraie connerie mais j'voudrais pas monopoliser l'antenne ... et je suis curieux de la suite )

Le 05/01/2005 à 13h29 (213.36.*.**)
'core un p'ti pour la route -
Pudeur SVP. Dans les effets d'annonces : L'O.N.U demande une aide stratégique des armées tout de suite plutôt que des milliards plus tard, pour la "reconstruction" éventuelle (une spécialité libérale ... concurrence oblige)
(Comme par hasard, Colin Powell est présent là où la guerilla separatiste voudrait repartir de ses braises ... j'dis ça j'dis rien )
N'empêche : si on avait gardé les éléphants au lieu de les remplacer par des moteurs à essence 1/ ils auraient prévenu plus de monde grâce à les capteurs d'infra-sons (dans leurs pieds) 2/ aujourd'hui on pourrait mieux circuler pour venir en aide (routes absentes)
< br >Alors je dis "VIVE LES ELEPHANTS !"

Le 05/01/2005 à 13h08 (213.36.***.**)
Pr Fox (attentif) -
Une semaine après le tsunami les répliques continuent.
Les jeunes se cotisent pour contrer le manque de tact des médias, avec les adultes ils affichent leur rejet du cynisme des Etats exhibitionnistes *, pourtant si lents ( "ils sont obligés de faire des réunions" affirme, pour les excuser, un témoin sur place qui n'a toujours rien vu venir).
La candeur affichée des enfants occidentaux explose l'opportunisme flagrant des grosses sociétés bruyamment bienfaitrices et de leurs calculs-reflexes : "car si cela avait été le contraire, on auraient été contents qu'ils nous aident" disent-ils à propos des "pays pauvres" d'Asie davantage sinistrés.

Lentement la poésie reprend ses droits sur l'obsénité, le respect de la personne humaine résiste aux amalgames voyeuristes, la pub est expurgée des minutes de silence.
Des dessins, des chants, des gestes ... Parmi les tentatives de manipulations habituelles, on observe de vrais exemples de courage, de compassion, voire même de générosité. La dignité vacille mais ne tombe pas. La réaction empathique provoquée par le système-pouvoir des journalistes touche-à-tout (le meilleur comme le pire, avec de rares précautions) dépasse les attentes. Le pouvoir populaire, avec son travail de fourmis zélés, correspond bien aux espérances intimes.

* "vu à la tv" : (prétentieuse récupération de leur "capital-image" avec des banderoles indécentes. Il est dit grosso modo dans la Bible : "ce que tu donnes de la main droite, si tu le cries sur les toits, c'est comme si tu le reprenais de la main gauche", au yeux de la Providence, dans la balance du Karma.)

PS: je propose que l'on commence par supprimer de notre vocabulaire l'expression "des tas" d'hommes ou de femmes ...

Le 05/01/2005 à 12h23 (213.46.***.***)
Lionel -
Attention à ne pas retomber trop dans les lieux communs et la sensation de victimisation diffuse et généralisée. Ce sont (et là je trouve le diagnostic juste) deux symptômes supplémentaires de dépression individuelle et collective. Et avancer comme cause de ce phénomène "qu'on a le temps de se regarder le nombril" est singulièrement réducteur. Même plus : très nettement auto-dépréciateur (là encore, individuellement et collectivement), ce qui est encore un symptôme de ce qu'on essaye d'analyser. Suggérer "qu'on est dans une société de consommation qui nous pousse à vouloir toujours plus en oubliant parfois l'essentiel" (sorry this time, Stéphanie, you win some, you lose some !), c'est poser d'emblée un diagnostic bien simpliste et facile qui risque d'empêcher toute appréhension plus approfondie du phénomène.

"Et si on s'intéressait aux causes ?" -- plutôt que de battre sa coulpe ou celle des autres de façon dépressive. Oui da ! Mais attention, Lester, pas de façon trop hygiéniste, genre "Voilà, soyons rationnels, c'est une affection comme une autre, on va explorer les causes du mal et couic! on va juguler ça à la source" (Et c'est la Sécu qui paiera pour tout, cool. ).

Ce syndrome dépressif assez généralisé est la conséquence logique d'un moment particulier dans notre évolution, d'une complexification de tous les phénomènes qui nous touchent et que nous générons. Cette "crise de civilisation" est issue de la convergence d'évolutions majeures d'ordre sociologique, politique, culturel. Ces évolutions ne semblent pas du tout contingentes (un ou des accidents de l'Histoire) mais bien centrales dans l'évolution de notre civilisation.

Sur le plan sociologique, les individus ne se voient plus assignés une place et un rôle précis par des institutions qui les ont surplombés pendant des siècles sous différents régimes politiques. Sa place dans la société est largement moins contrainte, mais avec cette plus grande liberté vient une plus grande incertitude sur cette place, elle n'est plus quasi prédéterminée. Pour des raisons profondes dans lesquelles je ne vais pas rerentrer (voir des contribs anciennes de commentaire sur le travail de JC Kaufmann), les individus ont aspiré et travaillé à plus d'autonomie depuis quelques siècles. Mais l'autonomie est aussi un devoir, un travail : elle impose désormais à l'individu de définir largement lui-même son identité et sa place dans la société. C'est très exigeant intellectuellement, fatigant, voire déprimant.

Sur le plan politique, les principes sur lesquels nous avons opéré depuis quelques siècles sont remis en question. La souveraineté des nations et/ou des peuples n'est plus absolue. Et la forme censément la plus avancée d'organisation politique, la démocratie représentative ne suffit plus, seule, à traduire les aspirations de la société. Donc, deuxième demande impérieuse et complexe faite à l'individu et aux groupes d'individus : participer plus qu'avant à la réflexion sur l'organisation politique et éventuellement à l'activisme politique. Là encore, les questions sont complexes, il n'y a pas de réponse évidente, sauf à refaire un pas en arrière dans le simplisme, bref c'est fatigant pour l'individu, voire déprimant.

Sur le plan socio-politico-culturel, les visions d'avenir positives en ont pris un sacré coup depuis plus d'un demi-siècle, très rares sont ceux qui sont capables de présenter de façon convaincante un avenir positif ; au contraire, les visions sombres sont couramment exprimés par tout un chacun dans tous les milieux. Comment s'étonner que les individus et sociétés en éprouvent un sentiment dépressif ? Notons tout de même que cette évolution est essentiellement due à un début d'examen en profondeur de la civilisation occidentale par elle-même, à une phase d'autocritique. Il est difficilement contestable que cette phase est un réflexe de la société qui est à la hauteur des évolutions historiques, qui va dans le bon sens. Mais nous sommes un peu au milieu du gué avec l'impression que le niveau va monter et nous engloutir avant que nous ayons fini de traverser cette phase de transition.

"On devrait bien y arriver en réfléchissant un peu". Oui, on devrait, et oui, en réfléchissant. Chacun seul, d'une part, et ensemble d'autre part. C'est le rôle qui nous est dévolu désormais : comprendre d'où je viens (d'où nous venons), travailler à ma synthèse identitaire (l'identité et le rôle ne m'étant plus autant imposés de l'extérieur), résister à la tentation de me décharger de ces impératifs sur la société (ce qui serait anti-historique / réactionnaire) ; et seul et ensemble, essayer de comprendre le monde, comme nous tentons sympathiquement de le faire ici, voire d'imaginer des dispositifs d'avenir.

J'avais encore une seconde partie à proposer, en raccordant ce commentaire aux thèmes abordés ces derniers jours, mais j'ai déjà fait assez long ! La suite peut-être plus tard. Sur le plan de l'analyse politique, je suis inspiré par un livre fort intéressant que je lis en ce moment, La grande perturbation, de Zaki Laïdi. En voici http://www.afsp.msh-paris.fr/activite/sei/ficheskiosksei/kiosklaidi04.html">une présentation de 5 lignes très claire, et pour en savoir un peu plus, http://www.cyberscopie.info/pages/art_entre/art26_entre.html">un entretien de 2 pages avec Zaki Laïdi, bien clair et pertinent.

Le 05/01/2005 à 09h31 (62.160.***.***)
stéphanie@lester -
je reste persuadée qu'une des causes de la dépression c'est qu'on a le temps de se regarder le nombril, qu'on est dans une sociète de consomation qui nous pousse à vouloir toujours plus en oubliant parfois l'essentiel... Résultat frustrations etc... On cours parfois après des envies qui ne sont pas vraiment les notres ! C'est pas parce que t'aura la baraque hac oc et la dernière bagnole que tu te sentiras mieux... le sentiment de bien etre lies au matériel et ephemere... Mais on crois souvent qu'on sera plus heureux si on a tel ou tel truc... Du coup on est frustré... etc... Et puis la communication entre les gens est difficile, il y a une méfiance qui entraine souvent une profonde solitude... Un egoisme qui rend malheureux... Finalement, on laisse seul "nos vieux" parce que au lieux d'etre un morceaux de notre passé, parfois une lecon de sagesse, ils nous encombrent dans notre course à la conso... et c'est pareil pour plein de trucs ! mais c'est pas facile de se détacher de tout ça, de resister à la pression ! moi meme j'ai un placard remplie de fringues branchouilles qui ne me ressemblent pas du tout mais je me disais "oh il me faut cette conneries à la mode histoire de..." Résultat des trucs que je n'oserais meme pas filler à des gens qui en ont besoin tellement la mode peut etre à la limite du ridicule mais... Voilà, j'suis une fille, parfois futile... Et c'est pas si simple de trouver sa place dans une société remplie de paradoxes ou la pression de l'apparence est très forte !

Le 05/01/2005 à 02h04 (82.120.***.***)
nyto - @ Lester
A venir????
La depression...moi,je dirais qu'elle est deja la,et depuis bien longtemps...juste a regarder les gens en voiture,au supermarche,dans leur vie quotidienne etc... et regarder les reactions qu'ils choissent en fonction d'un evenement ...cest toujours la plus violente et jamais la plus reflechit,celle du bon sens

Bien sur...les gens,cest pas vous,ni moi....cest les autres ahahhahhahahhahle monde est petit...

Le 04/01/2005 à 23h22 (80.8.**.***)
lester paulus -
D'accord avec Steph. Et pour poussez plus loin, il faudrait savoir pourquoi les harceleurs harcelent. Ils doivent pas être bien eux-même pour harceler comme ça...quelque soit la forme. J'ai entendu dire que LA maladie du siècle à venir était la dépression, et si on s'interressait aux causes ? et si on prévenait plûtot que guerir ? On devrait bien y arriver en reflechissant un peu........mmmmhhhh......je sais......faire rembourser les concerts par la secu ?

Le 04/01/2005 à 17h03 (62.160.***.***)
stéphanie -
le harcelement moral c'est une vraie violence d'accord... mais je ne pense pas qu'il ne touche que les femmes.... ils se glisse incidieusement dans tous les milieux et concerne tout les sexes... ça peut etre une mère avec ses enfants, un homme avec sa femme, un(e) patron(ne) avec un employé(e)... Il commence a etre reconnu... tout doucement... Après c'est comme tout on est pas à armes égales face à ça... Il faut apprendre à se respecter pour pouvoir resister et c'est pas forcément gagné... Comprendre, éduquer c'est important... Mais les harceleurs sont très fort pour savoir appuyer subtilement la ou ça fait mal... mais je ne sais pas si c'est plus les femmes que les hommes qui sont harcelées... parce que les femmes sont plus dans la reflexion en general que les hommes qui sont plus dans l'action... C'est purement hormonal... Apres, comme pour tout, il y a des nuances... mais c'est vrai qu'il y a un vrai probleme de l'image meme de la femme dans certaines banlieues... bien relies par certains clip de Rap et de Rn'b... pas tous... mais dans certains ça craint... enfin disons que ça n'arrange rien !!! mais ça ne concerbne pas que les banlieues... Un gamin qui verra son pere mepriser ça mere risque de mal gerer ses relation apres... parce qu'apres tout c'est normal de parler mal à une femme puisqu'il aura eu ce modele sous ces yeux... Apres il y a la sensibilité propre du gamin en question... et le chemin qu'il choisira...

Le 04/01/2005 à 16h46 (193.249.***.***)
Miss t'in guêtes -
Ok Mister D'sur "la jungle du monde du travail". Effectivement, certains salariés sont harcelés. Mais je pense, enfin ça n'engage que moi, que dans ce cas, il y a toujours moyen de claquer la porte. Pas toujours évident biensûr quand t'as des bouches à nourrir, et puis c'est aussi une question d'âge, de qualification etc... Mais, je crois qu'il y a quand même dans ce cas une issue de secours... Non, je voulais surtout mettre le point sur la violence conjugale par les mots qui engendre des maux parfois irréversibles, dans la cellule familiale, et qui aboutissent souvent à l'anéantissement de la personne et dans ce cas, pas toujours facile de prendre la fuite... Quant aux hommes harcelés, mon cher, laisse-moi rire doucement et puis t'es pas le seul à avoir du mal à digérer la belle-mother

Le 04/01/2005 à 15h27 (213.36.***.**)
Mister D' @ Miss t'in guêtes -
... et des hommes aussi (qui sont é-nervés, à plat ... au mileu de certaines "bonnes femmes" intransigeantes sans parler de leur mother ... ou de leur baby-sitter...) Mais le milieu de prédilection pour le harcèlement moral, c'est surtout cette jungle du monde du travail ... (salariés hommes et femmes) c'est connu. (et c'est croissant)
Avant le Travail participait à la psychothérapie éventuelle, maintenant il augmente le nombre de besoins en soins psychologiques (qui sont pourtant moins bien pris en compte, jusqu'au moratoire actuel sur la fermeture des lits d'hopitaux qui maintient un statu-quo ...)
Le probleme avec cette question c'est qu'on est dans "le monde du silence" et que même les statistiques (souvent si "parlantes") sont muettes.

Le 04/01/2005 à 13h55 (80.9.***.*)
Miss t'in guêtes @ titi et stéphanie -
j'vais pas en rajouter à vos contribs sur Bertrand Cantat. L'essentiel y est en ce qui le concerne, si ce n'est que si il n'avait pas été B. Cantat et que Marie n'avait pas été Marie T., cette triste histoire de couple n'aurait certainement fait que trois lignes dans la rubrique faits divers d'un journal local, et encore... Cependant, j'ai cru voir en remontant dans le vert que Louis allait participer à un concert au profit de "ni putes, ni soumises". Je tiens à souligner à ce propos, que la violence physique est une chose, qu'elle est dans ce cas reconnue et que l'assassin purge sa peine, paie sa dette à la société derrière les barreaux et fait ce qu'il peut après avec sa conscience. Reste qu'il existe une autre forme de violence, dont on parte beaucoup moins, mais qui est tout aussi terrible, si ce n'est plus... C'est le harcèlement moral, qui, poussé à son extrême limite, peut amener la victime à mettre fin à ses jours, par épuisement... Et dans ce cas l'assassin reste libre, seul à savoir à ce dont il a contribué. Et il est même possible qu'on le plaigne... "Mon pauvre, tu as perdu ta femme, elle devait aller bien mal pour en être arrivée là, toutes nos condoléances". Et lui, fort de tout ça reste libre de recommencer ses méfaits sur une autre... N'oublions pas qu'il y a des tas de femmes dans ce cas, muettes et anéanties...

Le 04/01/2005 à 12h41 (195.220.**.**)
greg - @lionel
ah ouai c'est l'ordi ki déconné (jsuis à l'école....) surement un pb de paramétrage donc c cool! sur celui ci ça marche!

Le 04/01/2005 à 12h20 (213.46.***.***)
Lionel @ Greg -
Ha ha, super, Greg, je suis fort content que mes explications aient été comprises et appliquées fort joliment (ainsi que par Philippe sur le Vert), ça fait toujours plaisir d'être utile !

Je ne vois pas où est le problème, tes essais de taille sont concluants, non ? J'ai noté en allant voir dans le texte de tes contribs que dans la première, tu avais utilisé SIZE="20", et ça doit être en fait supérieur au maximum géré. Si on réessayait avec "6" ou "7", on obtiendrait sans doute le même résultat, je crois que c'est le maximum. Dans la 2ème, tu as bien obtenu de la taille "5".

A part ça, ça marche en général si on omet les guillemets (SIZE=5), mais c'est mieux de les mettre pour bétonner. Enfin, si tu veux qu'on voie dans une contribution "explicative" < FONT SIZE="1" > (ce que tu essayais de faire dans ta deuxième), il ne faut pas utiliser les signes "plus petit que" et "plus grand que" normaux, parce qu'ils sont considérés comme des délimiteurs de balises. Il faut utiliser (ce que je viens de faire) les constantes & lt; (less than) et & gt; (greater than), sans espace entre & et "lt;" ou "gt;", là, comme on a dit, je suis obligé de mettre des espaces en raison du comportement de l'interpréteur HTML.

Le 04/01/2005 à 10h40 (195.220.**.**)
greg - @lionel
le seul pb c'est la taille.... J'ai beau reassayé mais ça marche pas! c'est : (sans espace!) avec un n un entier? non?

Le 04/01/2005 à 10h36 (195.220.**.**)
greg - @lionel
Merci Lionel!
C'est un vrai boulot c'est clair!

      Mais le jeu en vaut la chandelle!

Enfin je ne ferais pas ça à chaques messages!!!
Mais c'est un bon passe temps!

http://images.google.fr/images?q=tbn:H0waUmLwUigJ:lagaffemegate.free.fr/marottes/images/guitare.jpg>

Comme la guitare!!!

Le 04/01/2005 à 08h57 (62.160.***.***)
stephanie@titi -
oui titi je suis d'accord !!! mais la double peine, je pense, est surtout pour son entourage ! surtout ses momes... apres j'avoue que je regrette un peu de disserter sur sujet qui est tres personnel pour les personnes concernés... je m'étais promis de ne pas le faire mais je suis parfois trop impulsive !!! donc je vais en rester là...

Le 03/01/2005 à 22h20 (82.121.**.*)
titi@stephanie -
Merci pour ton éclairage, si tu me permet une petite remarque:il est plus facile de regretter que d'assumer, surtout lorque l'on est responsable de la mort de quelqu'un et encore plus lorsque l'on aime la personne que l'on a tué. le regret doit etre la premiere chose qui vient a l'esprit . par la suite c'est le temps de la sanction ou le sens de la peine( l'incarcération ou tout autre mesure coecitive) qui doit oeuvrer pour permettre a la personne coupable d'assumer son acte. assumer son acte dans ce cas c'est pouvoir se dire , oui j'ai tué j'en suis capable. c'est certainement ce qu'il y ade plus difficile a faire. et le fait de pouvoir se le dire c'est ce qui permettra a cette personne de refaire surface plus tard. dans le cas de bertrand cantat cela va etre terrible pour lui car meme si il fait suffisament de chemin pour assumer personnellement son acte, il lui faudra en plus affronter l'opinion publique. il va prendre une sorte de double peine.


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