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| Le 06/10/2003 à 11h39 (80.14.***.**) |
Nebo -
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...J’écris. Et tout ce que j’écris est réel, bien réel, parfaitement réel, définitivement réel. Je me dois, chaque jour, de mesurer le réel à ce que j’écris et cherche à montrer. Je sais, ici, ce n’est qu’un FORUM, avec ses instants de larmes, de rires, que mes états d’âme gravent consciencieusement ou avec nonchalance. C’est selon. Cela reste de la littérature, en substance. Je veux dire : l’expression d’un sentiment sur un support donné cherchant à décrire le souffle de mon incarnation maladroite et se dévoilant fugitivement, peu à peu. Dévoilant le monde. Ombres de la vigne sous le haut soleil, ou description éruptive de ce qui terrifie. La fuite est abrogée. Ici il faut dire avec la plus grande précision possible ce qui est généralement fui. Il faut le dire sous tous ses angles ! Il faut le clamer comme un chant, sans s’encombrer un seul instant de la morale ou de toute autre injonction.
Oui, c’est ça. La pensée serait prête à concéder certaines choses en pure théorie. Quel intérêt ? L’incarnation prime, non ? La littérature dit les choses telles quelles ! Sinon ce n’est pas de la littérature. C’est du verbiage. Car, en vérité, la littérature décrit la Vie du point de vue de la Logique. Le Logos. Dieu ? Christ ? Il y a ici un lien. Du point de vue de la logique, c’est-à-dire, du point de vue de la pensée. Car à l’instant de l’écrit, c’est l’acte d’écriture lui-même qui va déployer la Logique nécessaire pour que la pensée puisse penser ce qui EST, indiscutablement. C’est un cheminement qui démarre à la page blanche. Dans l’avancée on décrypte la réalité en se décryptant soi-même. Et c’est une œuvre que la pensée, le logos, régit, anime, transforme, modèle, rééquilibre dans le moindre détail et la moindre nuance. Pensée pénétrant les limbes, douces ou tortueuses, de l’imagination. Comme nous sommes à une époque où le Diable règne et où Dieu est clandestin (selon le mot de Sollers), il semblerait que le Logos se soit réfugié dans l’Imagination. Il attend son heure. Comme l’amour. Ou comme le guerrier. Ou comme Dieu.
Pour écrire vraiment, il faut être en mesure de se donner des règles nombreuses et strictes. Et ces règles, je ne les connais pas. Je les pressens tout au plus. J’ai un mal fou à les formuler. Je me demande même si je cherche à les formuler vraiment. En fait, je me donne des règles à l’instant de l’écriture. Je ne sais pas toujours ce que je veux. Je sais, par contre, ce que je ne veux pas. Or, j’ai besoin d’une assise pour dire ce qui doit être dit et me faire comprendre. Je sais, simplement, que tout acte en provoque un autre, tout est intimement lié et donc ce qui arrive, ce qui survient comme un accident à notre petite échelle, ne pouvait qu’arriver. Un acte ne peut pas provoquer d’autre acte que celui qu’il provoque. Donc lorsqu’on écrit on ne fait pas dans la fantaisie, même lorsque le style est fantaisiste. Il y a bien une couleur ici. Un bruit, un chuchotement là-bas. Une odeur. Des traces de pas dans le jardin. Des traces de spermes dans les draps. Un son particulier indique la présence d’un individu, animal, humain, ou autre. Un « Horla » peut-être ? Il n’y a rien de gratuit. Tout est très clair. C’est peut-être pour cela que la monstruosité existe dans la littérature. Dans l’Art. Et aussi dans la Vie qui est une tragédie, ami lecteur, amie lectrice, qui vaut la peine d’être vécue. S’il y a bien une règle qu’il n’est pas un instant envisageable de transgresser (sans sortir, du coup, de l’œuvre elle-même et des représentations qu’elle consacre) c’est bien celle-là : tout est lié, bien que disparate, à présent, sachant cela, écris !
On pourrait dire aussi : tout est lié, bien que disparate, à présent, sachant cela, aime.
Mektoub !
Refuser de penser est une barbarie. C’est un génocide de l’âme. Ecrire des banalités pour transmettre des opinions. Ecrire en abréviations, en onomatopées. C'est une involution. Une dégringolade. De plus en plus j’aspire à être hors du commun. Car le commun des mortels ne souhaite plus penser. Sa vie est déjà une mort. Sa vie c’est déjà LA MORT. Or, moi, j’aime considérer la pensée, l’écriture, comme un risque. C’est un cheminement qui me met face à moi-même. Il y a une bête sauvage, un animal furieux en nous. C’est un risque qui me met en face de ce monstre qui sommeille en moi et s’éveille au dessin de la phrase. Le dessin de la phrase est un viol. Le choix du mot doit être juste. La littérature, c’est de la Magie. Elle doit révéler les justes forces et tenir en laisse les forces mauvaises pour les montrer. La langue doit être crue. Même sophistiquée elle doit être crue. C’est-à-dire, cruelle. C’est-à-dire authentique. Même passée au philtre singulier de nos cinq sens elle doit dire la Vérité. La Vérité ne peut être objective. C’est le lien d’amour ou de haine qui existe entre toutes les réalités subjectives qui fait la seule réalité objective possible. C’est ce livre, écrit à l’autre bout du monde, qui me parle, me fait frémir, pourtant, comme s’il avait été écrit ici. La littérature c’est Eros. Mais qui le sait encore ? Il faut érotiser l’écriture. Il faut la sortir de sa gangue Mortuaire.
Le monde entier ne tient debout que parce qu’il est un vaste bordel organisé et soutenu par les piliers de la soumission, de la servitude volontaire, du masochisme consensuel. Esclavage et prostitution. Face à cette morgue, je veux triturer la langue dans tous les sens. Sens dessus dessous. La malaxer. Lui faire violence. Qu’elle me consume et consume le lecteur. Je veux que le souffle se lève. Vent des semences. Que la révolte s’incarne. Ce doit être une manifestation. Comme un esprit se manifestant. Et pourtant je parle là en matérialiste. Je ne délire pas. Je dis ce qui doit être dit.
La tyrannie est générale. Mais elle ne tient que parce que la « servitude est volontaire ». Il faut lire et relire La Boétie. «De la Servitude Volontaire».Ce qui y est exprimé de façon radicale, au 16ème Siècle déjà, c’est qu’un pouvoir ne tient que si ses sujets le nourrissent. Nous avons bien le monde que nous méritons. Nous avons ce monde de résignés et de consentants. Point. Que demain les citoyens se désengagent de toutes ces manœuvres politico-politiciennes et le pouvoir s’effondre comme un vulgaire château de cartes. Mais non. Le bon peuple se fait une raison. Il jouit d’être molesté. Il s’en trouve presque béni. Travail. Peur du chômage. Peur de la retraite. Peur de la mort. Jeux télévisés. Loto. Films Hollywoodiens. Sang. Pornographie. Un peu de pain. Jeux de stades. Guerres en directe. On est heureux. On est épanouis même. C’est comme pour Vichy. C’est comme pour Napoléon III. C’est comme pour la terreur de Robespierre. On se fait toujours une raison. On y consent. Vive Pétain. Quatre années passent et vive de Gaulle. Le bon peuple quoi, qui depuis la nuit des temps est le bon peuple.
Marie-Pierre, mon épouse, me dit : « Imagine que les gens, demain, simplement, décident de ne pas payer leurs impôts. Mais tout le monde. En même temps. »
Oui. Rêvons un peu ma chérie.
Il est tellement plus simple de se plaindre du pouvoir en place plutôt que de soi-même. On n’ose pas se regarder dans une glace. Y voir véritablement ce que l’on est. Le reflet de nos noirceurs. Et ces noirceurs qui vont voter. Il faut prêter une oreille attentive à nos intellectuels. Ils sont de Gauche en général. Ils ont travaillé sur des décennies la formule de la plainte. C’est une curieuse ritournelle. Ils la ressortent continuellement. Avec la naïveté adéquate. Le mot d’ordre est Sartrien par excellence : « Tu ne peux jouir que si tu perds. Ta verve ne s’exprime que dans la chute. Ta révolte n’a de sens que si l’injustice pointe son nez. A présent engage toi, homme libre.» Homme libre mon cul !!
Ils se dressent, donc, contre la censure ou la répression ou la dégringolade sociale ... Discours bien connu, à présent, des intellectuels, prompts à s'indigner (parfois à juste titre, c’est là que ça nous embrouille) selon cette vieille ritournelle, usée jusqu'à la moelle des os, qui consiste à geindre et à accuser (un pseudo Zola sommeille en chaque intellectuel de « Gôche », c’est bien connu), toute plainte étant une accusation et chaque accusation une plainte. On ne remarque pas (ou, on fait en sorte de ne pas remarquer) qu’une accusation, une plainte finit toujours par revenir sur elle-même pour indiquer qu’il est bon de perdre. Que c’est là une raison d’être. Et B.H.L. et Glucksman et Finkielkraut et qui vous voulez. Règne du ressentiment à outrance. La pulsion de Vie se retournant contre elle-même : pulsion de mort. Donc, qui a envie de gagner ? Pour avoir envie de gagner, mieux, pour le VOULOIR, le VOULOIR avec cette VOLONTÉ de fer qui manque, il faudrait parvenir, enfin, à trouver son plaisir dans la bataille. Il faudrait relire Sun Tzu et Clausewitz pour redevenir tacticien et stratège de la guerre. Cesser de se sous-estimer et de se déconsidérer en martyr potentiel. Martyr à Paris comme à Jérusalem ou à Bagdad. Martyr démocrate dans notre hexagone doux et mou, martyr Islamiste au moyen orient. Même combat imperceptible. C’est du terrorisme que tout ça. Pulsion de mort. Martyrologie. Alors, là, oui, ça peut toujours appeler à la révolte, à la révolution, ou à la mort du grand satan Américain et à l’établissement de la « Charia » ça ne fera rien d’autre que péter plus haut que son cul. Même combat d’un côté comme de l’autre. Névrose régnante. Mort.
Moi je dis que tout cela, tout ce que je considère depuis ces quelques lignes de manière aussi directe, éclaire d’une singulière lumière ce qui arrive de façon brutale de temps à autre dans l’Histoire. Je l’écrivais plus haut. Je le réécris encore, puisque c'est nécessaire. Masochisme doux ici. Masochisme sanglant plus loin. Masochisme partout. Jouissance de souffrir pour une noble cause. Jérusalem. Ex-Yougoslavie. 11 Septembre 2001. Douleurs joyeuses de l’enfantement. On se demande juste quel enfant va naître. On se fait exploser proprement et le Paradis de l’Islam nous ouvre ses portes. On fait barrage à Le Pen en votant massivement pour Chirac, puis on se plaint maladivement d’avoir contribué à mettre ce président là au pouvoir. Mais on jouis ! On a exercé son rôle de Citoyen. Ejaculons ! Ejaculons encore ! C’est bon !
Quoi qu’il en soit, Raffarin et Sarkozy vont nous donner ce que 20% d’électeurs ont réclamé. A savoir : Sécurité, Morale, répression. Sinon Le Pen, ou son successeur, s’en sortira mieux encore la prochaine fois. 20% d’électeurs. Premier Parti de Droite en France. Ne l’oublions pas trop vite. Donc ? Nouvel Ordre Moral ! Et si on séparait les filles des garçons, à l’école ? Tatouages et Piercings interdits au Collège, au Lycée. Cachez moi ce nombril, jeune fille, que je ne saurais que trop voir. Les films Pornographiques, j’interdis ? J’interdis pas ? Pathétique tout ça, je trouve. Pathétique. On est tombé bien bas ! Sauvons ce qui peut l’être. Ou retournons à nos guitares festives sans trop nous poser de questions!...
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| Le 03/10/2003 à 17h56 (195.93.**.*) |
benoit - @signaletic
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1) Tout d’abord il faut une certaine dose d’imprudence pour se jeter corps et âmes dans la politique (au sens large donc). Imprudence dans le sens « l’inconnu » pour des mecs comme ça, et quelles que soient leurs idées, une foule de questions s’imposent vite (sur le plan humain, psychologique) : comment va être entendu mon discours ? dans quelle mesure va-t-il être soutenu ? quels sont les justifications et développement que je vais devoir fournir à mon proto-discours publicitaire (pour vendre son idée de base : par ex pour Tapie : « je suis de la jeune génération Kiste, j’ai des belles dents, faites comme moi bougez, et le système actuel vous permettra de réaliser vos rêves ! le french dream.) Bref toute personne qui a eu une idée sérieuse sur un sujet de société se pose des questions sur la pertinence de celle-ci et sur sa capacité à la défendre ou à l’étayer lors d’une argumentation. Sauf que nous c à l’échelle d’un forum et que eux passent à la tv, je suis pas plus timide qu’un autre mais je me dis que d’un point de vue humain ça doit être très fort comme pas en avant (+ que Space Mountain). Surtout quand tu te dis que tout ça ne sert finalement à rien, ça ressemble aux folles imprudences pleines de panache mais qui n’ont pas de véritables sens
2) Ensuite « Imprudence » sur le plan des thèmes abordés. Pour défendre la came à Tapie fallait être « sévèrement burné » c le cas de le dire. De même Bové même s’il ne risque pas grand chose (cad rien) dans son combat qui réveille chez le peuple les instincts de la révolution fantasmée et qui ne dérange pas les « Grands », c’est grâce à lui qu’on parle des OGM, de la mondialisation, et surtout de quelques aspects de la vraie écologie etc… pendant si longtemps dans les 20h. Ça ne sert peut-être qu’à faire en sorte que tout les piliers de bar aient un avis sur la question mais après tout c’est ptet mieux que rien…
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| Le 03/10/2003 à 16h21 (213.103.**.***) |
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est ce que quelqu'un pourrais me donner des renseignements (résumer idées principales....) du livre la dimension cachée d'edward t hall.
merci d'avance.
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| Le 03/10/2003 à 03h10 (212.83.***.**) |
Pr Fox -
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Lionel : Aujourd'hui en te (re)lisant, j'ai eu l'impression que c'était Achille Talon qui parlait ...
"Tiens, un malentendu. Je me suis sans doute incomplètement exprimé, mais les propos que je tiens régulièrement ici permettent-ils vraiment de penser que je souhaite "[mettre] aux oubliettes certaines valeurs" et rabaisser ma conscience et celle des autres ? Ou bien cède-t-on ici avec, si, si, un peu de complaisance, à la facilité d'un petit coup de déploration qui tient peut-être de l'habitude, à force ?... "
Le coup de la déploration on ne me l'a jamais fait ! J'ai bien compris qu'à ce travers routinier, tu opposais la pratique constructive. Soit. (Bové, Jo le Guen, ou ceux qui préconisent un affichage "de sensibilisation" (cf.signaletic), se montrent tous assez précis dans leurs suggestions, établies parfois de longue date).
Mais, après réflexion, il me semble que cet effort "constructiviste" montre ses limites par certaines saturations paradoxales, par un culte du "progrès", (quasi scientiste), sous-jacent... Je crois que si l'inverse de la déploration est bien la suggestion positive, l'item ultime en la circonstance, peut être aussi le refus pur et simple d'avancer. Comme un cheval (animal peut enclin à se plaindre, s'il en est...) devant la haie (figurant un obstacle). Cela peut être afin d'ouvrir un champ nouveau à l'imagination, ou encore à une introspection (pas trop balisée : ni critique, ni auto-critique, mais poétiquement vacante...) Pour apprendre, il convient d'identifier un vide (un "créneau").
Se ressourcer, c'est parfois reconnaître que l'on est à sec ... Alors : remonter l'arborescence problématique, plutôt que de coller des routines (des rustines, sur des rustines... c'est là le process juridique). Des emplâtres sur une jambe de bois, comme on le fait si souvent en politique (et de + en + ! Un exemple parmi tant d'autres : pour pallier la pénurie de formation "d'aides à domicile"... augmenter les crédits aux urgences des hôpitaux ).
Plutôt que de sublimer, (voire de bricoler), en fonction d'éléments prédéterminés, non-choisis a priori, la sagesse dans certains cas extrêmes, dicterait plus sûrement de vider la mémoire (momentanément), de reposer tout (ou partie) à plat, de circonvenir des dérapages et de stopper des dérives (au moins sur le plan théorique). Ne plus être dans une phase (virtuellement incessante) de modélisation ray-tracée, mais dans une phase de retranchement, d'oblitération sélective, d'extrusion vectorisée.
Comme dit ma concierge : "Il faut savoir tirer les conséquences... Et avoir un minimum de principes, au départ. L'apprentissage automatique occupe aujourd'hui une place majeure au sein de l'Intelligence Artificielle. Un grand intérêt est notamment accordé à l'apprentissage par induction, qui consiste à inférer des concepts à partir d'exemples". (Nous considérons, par exemple dans ces forums, des exemples type "séquence-de-symboles", les concepts inférés sont ainsi des grammaires permettant éventuellement de classer ces séquences, tandis que l'inférence de grammaires particulières (les grammaires régulières) peuvent être représentées par des cyber-automates. Pourquoi se fatiguer à tergiverser ? que je lui ai dit...)
"Les algorithmes les plus performants pour l'inférence d'automates dits déterministes utilisent des méthodes par fusion d'états. Présentons ces algorithmes, et l'espace de recherche associé, en les situant dans le cadre plus large de l'inférence d'automates non déterministes. Nous pourrons discuter ensuite plus particulièrement de l'inférence d'automates non déterministes par fusion d'états, en étudiant différentes sous-classes (automates non ambigus ou de degré d'ambiguïté fixé)". (Qui aurait été assez naïf pour croire qu'il existât encore de vraies concierges ? )
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| Le 02/10/2003 à 15h40 (212.47.***.***) |
signaletic -
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(je cite ) un texte emballant sur les emballages (usuellement tout en finesse, comme d'habitude, pour ce type d'impression ! (c-à-d ... en tout petit : ce qui compte, en gros : ce qui est plutôt "m'as-tu-vu"...) :
"Et si ...
Les Français sont en train de se poser la question de savoir s'ils ne devraient pas imprimer sur les paquets de cigarettes (dont le prix, en passant, augmente considérablement) la photo d'un fumeur atteint du cancer du même nom, ainsi que la mention "le tabac tue".
L'effet sera-t-il suffisamment dissuasif pour décourager les futurs consommateurs ou faire baisser la fréquence d'inhalation des adeptes de Jean Nicot (1530-1600) (... qui déplorerait par ailleurs l'usage abusif des "Agents de saveurs et de texture" imposés à la consommation et guère anodins dans le danger encouru...)
L'idée n'est pas bête et pourrait faire des petits. On ferait imprimer sur les sachets de bonbons des photographies de dents gâtées et sur les étiquettes des bouteilles de bière ou de whisky des clichés d'accidentés de la route perdant leurs derniers litres de sang dans le bas fossé.
Sur chaque emballage plastique, chaque canette, chaque bouteille d'eau minérale, une vue de décharge publique où s'entassent pour les siècles des siècles les rebuts de notre société d'hyper consommation.
Sur nos T-shirts, casquettes et chaussures de sport, on verrait le portrait des enfants esclaves qui, dans des caves obscures quelque part en Asie, pour quelques centimes d'euro, cousent de leurs petits doigts les vêtements que nous porterons seulement quelques fois avant de les bazarder parce que le coloris ne sera plus de saison.
Il faudrait aussi apposer sur chaque litre d'essence l'image d'une mouette mazoutée et sur chaque baril de pétrole celle des terres inondées par les océans qui vont bientôt déborder suite au réchauffement de la planète ou celle de populations martyrisées par des guerres dont le seul but est de préserver l'approvisionnement d'or noir des pays les plus riches et les plus égoïstes du monde.
Excusez-moi, je m'énerve. Au fond, la meilleure solution serait peut-être, tout simplement, de faire imprimer sur les billets de banque cette mention ; "Peut nuire gravement à l'humanité"...
... Et d'écrire sur les téléviseurs : "à consommer avec modération !" et peut être d'inscrire sur les couvertures de journaux : "à lire absolument - ceci n'est pas (encore) un emballage"... "(fin de citation)
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| Le 02/10/2003 à 10h29 (212.186.***.**) |
Lionel @ Fox sur Eminem -
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Tu n'as sans doute pas vu "8 Mile", parce que je ne pense pas que tu enfilerais les lieux communs et les idées reçues de cette manière sur le bonhomme si tu l'avais vu. J'ai trouvé quant à moi ce film d'une très grande force et le rap qui s'y fait excellent (en VO, of course).
Ce sont au contraire les films "bluettes" d'Elvis Presley (que j'aime beaucoup par ailleurs comme chanteur/performeur) qui étaient totalement fabriquées par des studios à des fins promotionnelles et qui paraissent bien pâles pour ne pas dire pire à côté de "8 Mile" qui, lui, véhicule beaucoup de sens, d'émotion, de musique voire de poésie.
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| Le 02/10/2003 à 02h18 (212.47.***.***) |
Fox -
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qq1 a cité Eminem l'autre fois... mmmouai ... Eminem c'est un produit concocté par l'industrie du disque pour faire l'équivalent de Presley dans le hip-hop (ils ont avoué !) : un p'tit gars blanc, aux épaules solides (pour encaisser la pression) et avec pas trop de phosphore dans la tête... De la docilité dans la révolte, du prévisible dans la débauche, de la créativité calibrée. C'est d'ailleurs pourquoi le jeune blanc-bec est déjà au cinéma : Elvis l'a fait, d'être dans des films (promo d'enfer).
La différence c'est qu'Elvis, il a séduit parce qu'il avait un palpitant, qu'il jouait des hanches comme du tremolo, et que son cœur s'était frotté au gospel (donc pas seulement au rock'n'roll de Chuck Berry). Et puis surtout qu'il était le premier (le coup n'était pas éventé ...) à une époque où le show-biz était encore artisanal et non pas industriel.
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| Le 02/10/2003 à 00h05 (212.186.***.**) |
Lionel @ Yann -
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Ben oui, il faut lui faire sa fête, à Wolfie, ou plutôt à Yann. C'est sympathique voire touchant, d'ailleurs, la façon dont tu te dévoiles progressivement (je retente au passage un tutoiement fraternel ; nous n'avons pas gardé les vaches ensemble, c'est vrai, mais nous gardons le Bleu depuis un certain temps, ça crée des liens ;o). Tiens, ça me fait penser au Petit Prince, puisque Nebo citait récemment Saint-Ex : on n'est pas trop sûr de qui apprivoise qui, mais il y a de l'apprivoisement dans l'air. Ça n'était pas gagné d'avance, étant donné tes idées qui fleurtent avec un certain extrême (sans être apparemment sûr de vouloir y aller), mais là, pour un anniversaire (the big "Four-Oh", ils appellent ça, là-bas), je ne vais pas barguigner, je vais te tirer mon chapeau, bravo l'artiste !
J'ajoute, non plus sur la forme mais sur le fond de cette démarche prudente (éclairée, pourrait-on même dire), que venant de quelqu'un qui semble dire qu'il n'en faudrait pas beaucoup pour lui faire embrasser sans réserve une posture misanthropique, toute cette démarche semble viser au contraire à tisser des liens plutôt durables avec d'autres, à se faire accepter sans réel subterfuge, à aller à la rencontre de gens ayant des trajectoires et des opinions différentes, bref à "philanthroper" plutôt qu'à "misanthroper".
Peut-être pourras-tu être encore un peu plus clair sur certains points, car en l'état, on n'est pas toujours sûr de comprendre si certaines opinions que tu évoques, notamment dans ces "aphorismes" en effet un peu rudes, sont les tiennes ou pas, ou un peu ou beaucoup, etc. Sur la question de l'eugénisme, par exemple, on pourrait débattre un peu, par exemple, mais en l'état, je ne sais pas si tu as dit que tu étais pour ou pas. (Clin d'oeil au passage au camarade Handy Cap et merci à toi pour l'évocation de ce gredin d'Andy Capp.)
Wolfie : PS: Petite divergence Lionel. "Valeurs de ce calibre et élévation de conscience comme celle-là". Mais bien évidemment, pour moi, c'est ça l'objectif futur ancré dans les plus belles racines du passé
[...] Dès lors, comme l'indique curieusement Lionel, mettons aux oubliettes certaines valeurs jugées inutiles parce que désuètes
Tiens, un malentendu. Je me suis sans doute incomplètement exprimé, mais les propos que je tiens régulièrement ici permettent-ils vraiment de penser que je souhaite "[mettre] aux oubliettes certaines valeurs" et rabaisser ma conscience et celle des autres ? Ou bien cède-t-on ici avec, si, si, un peu de complaisance, à la facilité d'un petit coup de déploration qui tient peut-être de l'habitude, à force ?... 
Non, Yann, nous partageons apparemment pas mal de ces valeurs et de ces idéaux (voire d'indignations, mais j'essaye de sublimer ça dans le constructif plutôt que dans l'imprécatoire). Ce que je critiquais, c'était la petite couleur nostalgique et élitiste de la convocation de Saint-Ex sur le mode "Ah, des hommes de cette trempe-là, on n'en fait plus". Ces valeurs qui nous sont chères n'en sont plus, Cher Yann, dès l'instant où elles sont utilisées vulgairement pour se distinguer soi-même ou tel groupe auquel on estime appartenir. Servir réellement ces valeurs, c'est d'abord tenter de les diffuser avec patience et par l'exemple. Ne pas prendre ceux qui les ont moins assimilées que toi pour l'instant pour des êtres veules ou mécréants, plutôt te réjouir de ton caractère, d'accord, mais de ta chance aussi, et en remercier la providence en transmettant aux autres ce que tu as. Et ce d'autant plus si c'est ton "objectif futur".
Je comptais commenter aussi tes derniers propos sur le "métissage", mais je suis arrivé au bout du temps qui m'est imparti ;o) et j'essayerai de ne pas manquer d'y revenir.
PS: Ah oui, le gage de la semaine, pourquoi "Wolfie" ? Bon, la première idée qui vient, c'est que tu as été un passionné du jeu "Castle Wolfenstein" dans les années 80, mais je ne mettrais pas toute ma mise sur cette réponse. Peut-être que le loup est un totem qui te convient particulièrement, parfois solitaire, parfois en meute, sauvage et noble à la fois ? J'attends le résultat du quiz avec intérêt ! 
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| Le 30/09/2003 à 03h28 (212.83.***.**) |
signaletic @ benoit -
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Ecosystème/santé ? Non méfiance à cause d'un pouvoir sans partage ? Economie en dents de scie ? ...
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| Le 29/09/2003 à 14h03 (212.83.***.***) |
Communiqué de presse de JLG -
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Le commandant du CMA-CGM VOLTAIRE est convoqué devant le tribunal correctionnel de Brest pour avoir " dégazé " en passant à la pointe de la Bretagne le 22 mai 2003.
Si l’on ne peut que se réjouir de voir de tels comportements sanctionnés, il ne faut pas oublier que 20 ans après l’entrée en vigueur de la convention Marpol, le problème de la réception des déchets de navires dans les ports européens n’est toujours pas résolu malgré l’engagement des Etats à équiper leurs ports en matière de réception de déchets.
Le seul système viable, d’ailleurs préconisé par l’OMI, l’Organisation Maritime Internationale, consiste à la mise en place d’une écotaxe payée par chaque bateau faisant escale dans un port européen, sur le principe de la redevance pour la collecte et le traitement des déchets ménagers payée par chaque foyer français, indépendamment de la quantité de déchets produite.
Il faut dissocier le coût du débarquement de déchets du volume débarqué, sinon les armateurs auront toujours tendance à vouloir réduire leurs factures.
Le débarquement des déchets ne peut se faire que durant le temps d’escale commerciale du navire ce qui suppose la mise en place de moyens matériels et humains du type barge, capable d’intervenir sans gêner les opérations de manutention.
Les Etats se sont engagés à équiper leurs ports il y a plus de 20 ans. On attend toujours.
Nous désigner un coupable, le commandant du navire, permet aux Etats d’occulter le non-respect de leurs engagements et de masquer leur responsabilité.
JO LE GUEN
keep it blue
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