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| Le 24/09/2003 à 03h54 (212.47.***.***) |
Fox ... c'était-à -dire St Ex ... -
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J'ai tenté de copier/coller quelque citation pour commenter, pour opiner, pour acquiescer encore plus fort, pour applaudir d'approbation. Mais à ce petit jeu j'ai vite compris que, comme Nebo, je ne pourrai que reprendre in extenso le texte, tant il est dense et visionnaire, et qu'il n'y a (quasiment) RIEN à ôter dans cette contrib !
Je dis ça pour ceux que ça rebuterait, et qui auraient aimé trouver une version "reader's digest" ... Enfin, stoppé dans mon élan de surligneur, je ne résiste pas à bisser qq bribes qd m^ , trop bonnes, outwared à fond les manettes, avec quelques // (parallèle avec ...)
Qd je disais que "les sous-sols sont gravés de messages venus du passé [celui-là par ex., merci Nebo de l'avoir déterré] pour mieux nous faire comprendre la vie"
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" Et la vie de l'Esprit commence là où un Être « vu » est conçu au-dessus des matériaux qui le composent. L'amour de la maison — cet amour inconnaissable aux États-Unis — est déjà de la vie de l'Esprit. Et la fête villageoise. Et le culte des morts."
Qd Louis parlait de "vos pensées qui touchent souvent le ciel" : pour ça, St Ex. est un pro de chez pro ! ( // "après quelque six mille cinq cents heures de vol sous tous les ciels du monde")...
D'où cette exigence, différente de "l'homme que l'on alimente en Culture de confection, en culture standard, comme l'on alimente les bœufs en foin".
"Le vol aussi, c'est un certain ordre de liens" // en 1943 il n'y avait pas le tissage du Net, mais on prenait déjà de l'altitude ...
"La civilisation est un lien invisible, parce qu'elle porte non sur les choses, mais sur les invisibles liens qui les nouent l'une à l'autre, ainsi et non autrement. Nous aurons de parfaits instruments à musique, distribués en grande série, mais où sera le musicien ? "
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... D.J. Diktator, "autoroutes de l'information", samples & clonages (chanteuses "à voix", gangsta rap etc etc)
"il n'est plus de victoires aujourd'hui, rien qui ait la densité poétique d'un Austerlitz. Il n'est plus que des phénomènes de digestion lente ou rapide." (// des récentes élections françaises, à l'enlisement américain en Irak... pas de quoi faire une teuf ! Jamais de la vie...)
"Siècle de la publicité, [...] des régimes totalitaires et des armées sans clairons ni drapeaux, ni messes pour les morts. Je hais mon époque de toutes mes forces. L'homme y meurt de soif." // canicule 2003. Tiers monde aussi. No comment (j'ai la bouche sèche).
"On ne peut plus vivre de frigidaires, de politique, de belote et de mots croisés, voyez-vous ! On ne peut plus. On ne peut plus vivre sans poésie, couleur, ni amour."
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| Le 23/09/2003 à 19h18 (193.253.**.***) |
Nebo...euh... Saint-Exupéry -
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"LETTRE NON ENVOYÉE
DESTINÉE AU GÉNÉRAL X…
[Oudjda. Juin 1943]
Cher Général,
Je viens de faire quelques vols sur P 38. C'est une belle machine. J'aurais été heureux de disposer de ce cadeau-là pour mes vingt ans. Je constate avec mélancolie qu'aujourd'hui, à quarante-trois ans, après quelque six mille cinq cents heures de vol sous tous les ciels du monde, je ne puis plus trouver grand plaisir à ces jeux-là. L'avion n'est plus qu'un instrument de déplacement — ici de guerre — et si je me soumets à la vitesse et à l'altitude à un âge patriarcal pour ce métier, c'est bien plus pour ne rien refuser des emmerdements de ma génération, que dans l'espoir de retrouver les satisfactions d'autrefois.
Ceci est peut-être mélancolique — mais peut-être bien ne l'est pas. C'est sans doute quand j'avais vingt ans que je me trompais. En octobre 1940, de retour d’Afrique du Nord, où le groupe 2/33 avait émigré, ma voiture étant remisée, exsangue, dans quelque garage poussiéreux, j'ai découvert la carriole à cheval. Par elle, l'herbe des chemins, les moutons et les oliviers. Ces oliviers avaient un autre rôle que celui de battre la mesure, derrière les vitres, à cent trente kilomètres-heure. Ils se montraient dans leur rythme vrai, qui est de lentement fabriquer des olives. Les moutons n'avaient plus pour fin exclusive, de faire tomber la moyenne. Ils redevenaient vivants. Ils faisaient de vraies crottes et fabriquaient de la vraie laine. Et l'herbe aussi avait un sens, puisqu'ils la broutaient.
Et je me suis senti revivre, dans ce seul coin du monde où la poussière soit parfumée (je suis injuste. Elle l'est en Grèce aussi comme en Provence). Et il m'a semblé que, durant toute ma vie, j'avais été un imbécile. (…)
Tout ça pour vous expliquer que cette existence grégaire, au cœur d'une base américaine, ces repas expédiés debout en dix minutes, ce-va-et-vient entre des monoplaces de deux mille six cents chevaux, et une sorte de bâtisse abstraite où nous sommes entassés à trois par chambre, ce terrible désert humain, en un mot, n'a rien qui me caresse le cœur. Ça aussi, comme les missions sans profit ni espoir de retour de juin 1939, c'est une maladie à passer. Je suis « malade » pour un tempsinconnu. Mais je ne me reconnais pas le droit de ne pas subir cette maladie. Voilà tout.
Ainsi je suis profondément triste — et en profondeur. Je suis triste pour ma génération, qui est vidée de toute substance humaine. Qui n'ayant connu que le bar, les mathématiques et la Bugatti, comme forme de vie spirituelle, se trouve aujourd'hui entassée dans une action strictement grégaire, qui n'a plus aucune couleur. On ne sait pas le remarquer. Prenez le phénomène militaire d'il y a cent ans. Considérez combien il intégrait d'efforts, pour qu'il fût répondu à la soif spirituelle, poétique ou simplement humaine de l'homme.
Aujourd'hui que nous sommes plus desséchés que des briques, nous sourions de ces naïvetés. Les costumes, les drapeaux, les chants, la musique, les victoires (il n'est plus de victoires aujourd'hui, rien qui ait la densité poétique d'un Austerlitz. Il n'est plus que des phénomènes de digestion lente ou rapide). Tout lyrisme sonne ridicule. Les hommes refusent d'être réveillés à une vie spirituelle quelconque. Ils font honnêtement une sorte de travail à la chaîne. Comme dit la jeunesse américaine « nous acceptons honnêtement ce job ingrat ». Et la propagande. dans le monde entier, se bat les flancs avec désespoir. Sa maladie n'est point d'absence de talents particuliers, mais de l'interdiction qui lui est faite de s'appuyer, sans paraître pompière, sur les grands mythes rafraîchissants. De la tragédie grecque, l'humanité dans sa décadence, est tombée jusqu’au théâtre de Monsieur Louis Verneuil. (On ne peut guère aller plus bas.) Siècle de la publicité, du système Bedeau, des régimes totalitaires et des armées sansclairons ni drapeaux, ni messes pour les morts. Je hais mon époque de toutes mes forces. L'homme y meurt de soif.
Ah général, il n'y a qu'un problème, un seul, de par le monde. Rendre aux hommes une signification spirituelle. Des inquiétudes spirituelles. Faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien. Si j'avais la foi, il est bien certain que, passé cette époque de « job nécessaire et ingrat », je ne supporterai plus que Solesme. On ne peut plus vivre de frigidaires, de politique, de belote et de mots croisés, voyez-vous ! On ne peut plus. On ne peut plus vivre sans poésie, couleur, ni amour. Rien qu’à entendre les chants villageois du XVe siècle on mesure la pente descendue. Il ne reste rien que la voix du robot de la propagande (pardonnez-moi).
Deux milliards n'entendent plus que le robot, ne comprennent plus que le robot. Se font robots. Tous les craquements des trente dernières années n’ont que deux sources. Les impasses du système économique du XIXe siècle. Le désespoir spirituel. Pourquoi Mermoz a-t-il suivi son grand dadais de colonel, sinon par soif ? Pourquoi la Russie, pourquoi l’Espagne? Les hommes ont fait l'essai des valeurs cartésiennes : hors les sciences de la nature, ça ne leur a guère réussi. Il n’y a qu'un problème, un seul, redécouvrir qu'il est une vie de l'Esprit, plus haute encore que la vie de l'intelligence. La seule qui satisfasse l'homme. Ça déborde le problème de la vie religieuse, qui n'en est qu'une forme (bien que, peut-être, la vie de l'esprit conduise à l'autre nécessairement). Et la vie de l'Esprit commence là où un Être « vu » est conçu au-dessus des matériaux qui le composent. L'amour de la maison — cet amour inconnaissable aux États-Unis — est déjà de la vie de l'Esprit. Et la fête villageoise. Et le culte des morts. (Je cite ça, car il s'est tué, depuis mon arrivée ici, deux ou trois parachutistes. Mais on les a escamotés : ils avaient fini de servir. Ça, c’est de l'époque, non de l'Amérique l'homme n’a plus de sens.)
Il faut absolument parler aux hommes.
À quoi servira de gagner la guerre, si nous en avons pour cent ans de crises d'épilepsie révolutionnaire ? Quand la question allemande sera enfin réglée, tous les problèmes véritables commenceront à se poser. Il est peu probable que la spéculation sur les stocks américains suffise, au sortir de cette guerre, à distraire, comme en 1919, l'humanité de ses soucis véritables. Faute d'un courant spirituel fort, il poussera, comme champignons, trente-six sectes qui se dévoreront les unes les autres. Le marxisme lui-même, trop vieillot, se décompose en une multitude de néo-marxismes contradictoires. On l'a bien observé en Espagne. A moins qu'un César français ne nous installe dans un camp de concentration néo-socialiste pour l'éternité.
Il faut parler aux hommes, parce qu'ils sont prêts à se rallier à n'importe quoi. Je regrette de m'être, l'autre matin, si mal exprimé auprès du général Giraud. Mon intervention a paru lui déplaire comme une faute de goût ou de tact ou de discipline. Je m'en affecte absolument la faute : il est difficile d'aborder, à bâtons rompus, de tels problèmes. J'ai échoué par hâte. Cependant, le général a été injuste en me marquant si nettement sa désapprobation, car je n'avais pour but que le rayonnement de l'effort et de la forme de pensée qu'il représente. L'automatisme de la hiérarchie militaire émoussait mes arguments. Le général m'eût écouté avec plus de bienveillance si j'avais été plus adroit. Et cependant, ce que j'exprimais partait de mes tripes, et je parlais dans le seul but de lui être utile et, par lui, d'être utile à mon pays. Car il me paraît discutable que les commandants d'unité aient qualité pour substituer leur interprétation à un exposé fondamental. Ils n'ont point le pouvoir d'apaiser, s'ils ne se réfèrent pas à un exposé officiel, le sous-officier qui doute de soi, une action politique qui a eu en permanence le souci des exposés précis et simples, l'ayant tourmenté dans sa probité. son patriotisme et son honneur. Le général G[iraud] est dépositaire de l'honneur de ses soldats.
À ce sujet, j'ignore si le remarquable discours que le général Giraud a prononcé — et que la presse nous apportait ici avant-hier — doit quelque chose de ses thèmes à mon inquiétude. Le passage, concernant la résistance invisible et le sauvetage de l'Afrique du Nord, était exactement ce dont les hommes avaient soif. Les remarques entendues en font foi. Si j'ai ici servi à quelque chose, et si même le général Giraud me tient rigueur de mon intervention, je suis heureux d'avoir rendu service. Il ne s'agit point de moi. De toute façon, le discours était nécessaire : il a été remarquablement réussi. Cher général, mis à part ces dernières lignes concernant une visite qui m’a laissé un vague malaise, je ne sais trop pourquoi je vous fatigue de cette lettre longue, illisible (j'ai le poignet droit cassé, j'ai du mal à me faire lisible), et inutile. Mais je me sens assez sombre, et j'ai besoin d'une amitié.
Ah ! cher général, quelle étrange soirée ce soir. Quel étrange climat. Je vois de ma chambre s'allumer les fenêtres de ces bâtisses sans visage. J'entends les postes radio divers débiter leur musique de mirliton à cette foule désœuvrée, venue d'au-delà des mers, et qui ne connaît même pas la nostalgie. On peut confondre cette acceptation résignée avec l'esprit de sacrifice ou la grandeur morale. Ce serait là une belle erreur. Les liens d'amour, qui nouent l'homme d'aujourd'hui aux Êtres comme aux choses, sont si peu tendres, si peu denses, que l'homme ne sent plus l'absence comme autrefois. C'est le mot terrible de cette histoire juive : « Tu vas donc là-bas ? Comme tu seras loin ! Loin d'où ? » Le « où » qu'ils ont quitté, n'était plus guère qu'un vague faisceau d’habitudes. En cette époque de divorce, on divorce avec la même facilité d'avec les choses. Les frigidaires sont interchangeables. Et la maison aussi, si elle n'est plus qu'un assemblage. Et la femme. Et la religion. Et le parti. On ne peut même plus être infidèle : à quoi serait-on infidèle ? Loin d'où et infidèle à quoi ? Désert de l’homme. Qu’ils sont donc sages et paisibles ces hommes en groupe. Moi je songe aux marins bretons d’autrefois, qui débarquaient à Magellan, à la légion étrangère lâchée sur une ville, à ces nœuds complexes d'appétits violents et de nostalgies intolérables qu'ont toujours constitués les mâles un peu trop sévèrement parqués. Il fallait toujours pour les tenir des gendarmes forts ou des principes forts, ou des fois fortes. Mais aucun de ceux-là ne manquerait de respect à une gardeuse d’oies. L'homme d'aujourd'hui, on le fait tenir tranquille, selon le milieu, avec la belote ou avec le bridge. Nous sommes étonnamment bien châtrés. Ainsi, sommes-nous enfin libres. On nous a coupé les bras et les jambes, puis on nous a laissé libres de marcher.
Moi je hais cette époque, où l'homme devient sous un «totalitarisme universel », bétail doux, poli et tranquille. On nous fait prendre ça pour un progrès moral ! Ce que je hais dans le marxisme, c'est le totalitarisme à quoi il conduit. L'homme y est défini comme producteur et consommateur. Le problème essentiel est celui de distribution. Ainsi dans les fermes modèles. Ce que je hais dans le nazisme, c'est le totalitarisme à quoi il prétend par son essence même. On fait défiler les ouvriers de la Ruhr devant un Van Gogh, un Cézanne et un chromo. Ils votent naturellement pour le chromo. Voilà la vérité du peuple ! On boucle solidement dans un camp de concentration les candidats Cézanne, les candidats Van Gogh, tous les grands non-conformistes, et l'on alimente en chromos un bétail soumis. Mais où vont les États-Unis, et où allions-nous nous aussi. À cette époque de fonctionnariat universel ? L'homme robot, l'homme termite, l'homme oscillant d'un travail à la chaîne, système Bedaux, à la belote. L'homme châtré de tout son pouvoir créateur et qui ne sait même plus, du fond de son village, créer une danse ni unechanson. L'homme que l'on alimente en Culture de confection, en culture standard, comme l'on alimente les bœufs en foin. C'est ça l'homme d'aujourd'hui.
Et moi je pense que — il n’y a pas trois cents ans — on pouvait écrire La Princesse de Clêves ou s'enfermer dans un couvent pour la vie à cause d'un amour perdu, tant était brûlant l'amour. Aujourd'hui, bien sûr, des gens se suicident, mais la souffrance de ceux-là est de l'ordre d'une rage de dents intolérable. Ça n'a point affaire avec l'amour.
Certes, il est une première étape. Je ne puis supporter l'idée de verser des générations d'enfants français dans le ventre du molochallemand. La substance même est menacée. Mais quand elle sera sauvée, alors se posera le problème fondamental qui est celui de notre temps. Qui est celui du sens de l'homme. Et il n'est point proposé de réponse. et j'ai l'impression de marcher vers les temps les plus noirs du monde.
Ça m'est bien égal d'être tué en guerre. De ce que j'ai aimé, que restera-t-il ? Autant que des Êtres, je parle des coutumes, des intonations irremplaçables, d'une certaine lumière spirituelle. Du déjeuner dans la ferme provençale sous les oliviers, mais aussi de Haendel. Les choses, je m'en fous, qui subsisteront. Ce qui vaut, c'est un certain arrangement des choses. La civilisation est un lien invisible, parce qu'elle porte non sur les choses, mais sur les invisibles liens qui les nouent l'une à l'autre, ainsi et non autrement. Nous aurons de parfaits instruments à musique, distribués en grande série, mais où sera le musicien ?
Si je suis tué en guerre, je m'en moque bien, ou si je subis une crise de rage de ces sortes de torpilles volantes, qui n'ont plus rien à voir avec le vol, et font du pilote, parmi ses boutons et ses cadrans, une sorte de chef comptable. (Le vol aussi, c'est un certain ordre de liens.) Mais si je rentre vivant de ce «job nécessaire et ingrat », il ne se posera pour moi qu'un problème : que peut-on, que faut-il dire aux hommes ?
Je sais de moins en moins pourquoi je vous raconte tout ceci. Sans doute pour le dire à quelqu'un, car ce n'est point ce que j'ai le droit de raconter. Il faut favoriser la paix des autres, et ne pas embrouiller les problèmes. Pour l'instant, il est bien que nous nous fassions chefs comptables à bord de nos avions de guerre.
Depuis le temps que j'écris, deux camarades se sont endormis devant moi dans ma chambre. Il va me falloir me coucher aussi, car je suppose que ma lumière les gêne (ça me manque bien, un coin à moi ! ). Ces deux camarades, dans leur genre, sont merveilleux. C'est droit, c'est noble, c'est propre, c'est fidèle. Et je ne sais pourquoi j'éprouve, à les regarder dormir, une sorte de pitié impuissante. Car s'ils ignorent leur propre inquiétude, je la sens bien. Droits, nobles, propres, fidèles, oui. Mais aussi terriblement pauvres. Ils auraient tant besoin d’un dieu.
Cher général, pardonnez-moi, si cette mauvaise lampe électrique que je vais éteindre, vous a aussi empêché de dormir. Et croyez en mon amitié.
Saint-Exupéry."
Saint-Exupéry. Mort pour la France !
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| Le 23/09/2003 à 16h26 (*.*.*.*) |
louis -
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Le roi, le dieu etc.... aaaaahhhh, miam, c'est bon !!! ... non, sérieusement, arretez, Philotoucheionel ! je gonfle à vue d'oeil, et j'sais plus ou me mettre ... d'ailleurs c'est même pas moi qui avais dit le plan de l'aide à Philoctete, mon poto Lionel, mais je suis d'accord avec toi, avec vous, pas toujours besoin de signer, surtout quand c'est pas important.....
Par contre, je trouve essentiel parce que le politicosocial, c'est bien, mais le fun aussi, et que quand je viens vous lire, c'est un peu comme si j'allais au bar écouter parler des gens interessants, inconnus et amis que vous signiiez vos grandes contribs, vous les animateurs de ce forum, les éclaireurs de nos pensées, etc.... aprés les superlatifs reçus, permettez moi ça
C'est moins important de connaitre vos tronches que vos pensées qui touchent souvent le ciel, j'déconne pas Guitouche, Philoctete, Babette, Fox, Lionel & co, mais , au cas ou ca vous tente, c'est dans ce but qu'on (surtout Larsen) avait mis au point le plan d"envoyer une image".
En tout cas c'est marrant qu'un des sujets les moins abordés ici soit celui de la solitude, alors qu'on est là devant un ordi..... ça prouve qu'on s'est vite adaptés
keep on
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| Le 23/09/2003 à 13h57 (82.67.***.**) |
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Je profite d'une petite angine pour vous refaire une petite apparition tonitruante J'aime beaucoup l'éloge de Lionel au roi et dorénavant je saurais qu'il faut répondre avec bonhommie à toute intervention divine non signée. Je n'ai cependant pas pu m'empêcher de trembler à l'idée que quelques idées impertinentes sur un certain moyen de communication dont le roi aurait pu se sentir solidaire, ne se soient trouvées sous son nez vigilant. Je l'implore donc de me pardonner, et je l'assure que ma façon de tourner les phrases et d'oublier les
n'était pas un moyen de me rendre illisible et donc de glisser quelques remarques à son insu. Voilà pour mes hommages au Créateur.
J'aimerais rebondir sur l'histoire du clown. Il y a eu un tournant dans l'histoire des Guignols le jour de l'affaire du sac à main de madame Chirac, c'était une sacré mise au pas et depuis l'impertinence télévisée a changé de ton, elle est restée familière, grossière et impudique sans jamais plus toucher aux choses vraiment sacrées. La dernière bonne farce en date, c'est l'affaire Baudis. Voir son teint blafard après la confrontation, entendre son avocat s'offusquer avec une voix du meilleur comique, c'était quand même une bonne rigolade. En forçant les citoyens à s'imaginer Baudis et Sarkosy, avec Tony Blair et Georges Bush en tenues sado-maso dans une soirée glauque à Toulouse tenait d'un sacré pittoresque. Mais il faut croire que nos hommes politiques n'ont vraiment plus d'humour...tout le monde est tombé sur le "travesti" et ses "délires" qui ont souillés la dignité de ces hommes. On ne saura jamais la vérité sur cette affaire, comme on ne nous apprendra jamais les drogues, les manies, les obsessions des malades qui nous gouvernent, tout ce qu'on retiendra c'est que si tôt qu'on parle de quelqu'un, quelque soit son pouvoir, son fric, et ses travers, on doit fermer sa bouche si on ne veut pas se retrouver avec un procès en diffamation au c...! Or un personnage public, c'est un symbole, c'est la représentation personnifiée d'un pouvoir. Si on ne peut plus égratigner par la parole la représentation sous prétexte que derrière cette représentation il y a un homme et une famille, comment éviter de subir en silence ce pouvoir, ce jeu de masque et d'intérêts? Etre un personnage public, c'est une forme de contrat, on choisit de le devenir, et on choisit de s'exposer, de profiter de ses privilèges et de supporter ses contraintes! Si Chirac, Sarkosy, Baudis, Raffarin veulent être considérés comme des hommes, qu'ils abattent leurs masques, qu'ils refusent de figurer un pouvoir qu'ils n'ont pas et qu'ils ne peuvent pas assumer et qu'ils laissent leur place à de vrais pantins de bois sur lesquels on pourra enfin jeter des tomates!!!
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| Le 23/09/2003 à 01h28 (194.158.**.**) |
guitouche dernière -
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et ce repas forum? avec un bon bergerac...par ex..(j'en ai bu un de 95 l'autre jour mazette!)enfin bon...y'a le temps aussiou peut-être est-ce deja passé...¿!¿ allez bonne neuneuille...!
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| Le 23/09/2003 à 01h20 (194.158.**.**) |
guitouche@yoyo?jedeconneuuu -
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yes de yes Monsieur Lionel entierement d'accord avec toi...piouuuuuuuuu mais plein de choses a dire et je ne sais dans quel ordre commencer...en tout cas je te remercie de ta reponse franche j'ai tendance souvent a provoquer je l'admet mais je crois que c'est une demarche (maladroite parfois je le conçois) de communiquer tout simplement!
En ce qui concerne l'anonymat, cela a tendance à réactiver ma parano (rire), et en même temps la règle est dite pour tous et toutes (purée je suis vraiment gauchiste de chez gauchiste tout le monde pareil allez hop la!!! mais j'ai parfois le discours beaucoup plus nuancé je te rassure!! Enfin bon passons)La preuve je comprends tout a fait alors apres tes explications la démarche du camarade Louis du 93...! (tchao pantin) Mais je suis de nature je crois aussi a ne pas suivre le faucon (oups désolé pas fait expres pour le jeu de mot ridicule rire...) qui tient dans ses pattes "serrées" un savoir faire et être du personnage qu'il est et ce pourquoi je l'apprécie, je regarde devant moi en essayant d'éviter les pièges, en me souvenant des conseils des uns et des autres etc...Autrement dit apres cette métaphore bidon (je parle de la forme) digne d'un mélange peplum et vieux bruce lee (petit scarabée le chemin de la vie est long et sinueux) j'adhère tout à fait à la démarche de la quête de sens plutôt que de l'apparence...de l'ancien guitariste de telephone qu'on attend toujours que cela se reforme (celle la d'ailerus elle m'a tjrs fait rire d'ou vient ce sentiment egoiste de "fan" -beurk je deteste ce mot- au désir egocentrique de vouloir absolument et dans l'absolu "le tout" de ceux qu'ils aiment? (hendrix ressuscité ils n'entendraient même pas les riffs qu'il balancerait trop occupé à attendre le retour des telecoms...(ooooooh guitouche!!!)
Tout à fait d'accord avec toi donc sur le nom propre, d'ailleurs n'assumant que tres peu le mien à la base je joue de ce pseudo guitouche (melange du préfixe guitou "le coiffeur au camping de passage a CAJARD qui se turlupine tout seul dans sa tente et du suffixe "uche" de coluche(le nom qui sonne comme une maladie, l'andouille qui fait l'imbécile) -bien loin de moi d'ailleurs la prétention de vouloir lui ressembler...mais il me manque terriblement, où est le comique satyre si essentiel à l'ensemble de la société, le clown qui interroge par sa naïveté nos pratiques et nos dérives, notre reflet quoi? ben il doit bien se marrer de la haut je l'entends "putain (et non pas péripathéticienne des blvds maréchaux tres cher modérateur...) c'est la merdeuuu". Bon je dérive, tout ça pour dire, qu'un forum politico-social ( ou socio-politique?) est interessant a mon goût, si le jeu de l'objectivité est respecté (dans le traitement des sujets -d'ailleurs en la matière j'interviens assez rarement par manque de temps -mouais- et de matière surtout aussi ça viendra...) puis si des personnages s'y glissent afin de rentrer un peu plus en profondeur dans le sens de leur propos, comme un jeu de rôles au théatre (bonjour philoctète), jouons un personnage de manière profonde (et cadré of course, malgré mon cotoiement des personnes malades de schizophrénie sous diverses formes je ne le suis pas pour autant enfin pas encore), jouons donc a fond pour voir, tester un peu plus en profondeur ce que cela nous renvoie ce qui nous gêne...toujours la quête du sens remarques-tu lionel? etc...j'espère que je suis clair car en me relisant j'avoue que j'aurais du mal a m'expliquer!!! (rires)
Bon bref merci de m'avoir répondu, continuons à agrémenter de messages et d'idées ce forum et ce site (dans son ensemble fort sympathique), car il le mérite et ceci dit c'est une évidence vu la qualité des intervenants(tes) (toutes et tous en globalement...hein mais non je suis pas démago... )
Mais je repose ma question où sont les clowns? (hormis dans les service pour enfants des hopitaux du rire médecin et d'autres -intermittents pour la plupart d'ailleurs-) où sont les satyres de nos pratiques et dérives? Où est celle ou celui qui se mettra en jeu(x) pour faire rire et aider la société Françoise... a pluche! (nous avons les guignols de canal plus -karl zero est un peu trpo chiraquien umpiste lampiste a mon gout-mais les comiques mis à part faire des promos pour leur propre promos qui fait que cela fait de la promo a la chaine qui le diffuse qui elle même fait de la promo a l'investisseur grâce auquel elle existe...etc...) ou plutot qui a bailloné qui? allez resalut a la chainepro...
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| Le 23/09/2003 à 00h07 (213.46.***.***) |
Lionel @ Guitouche et al. -
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Mon "(hé, hé)" à ton intention n'était pas bien méchant, c'était un clin d'oeil signifiant "Que t'inspire cet épisode ?". Tu ne l'as peut-être pas compris, pensé peut-être que c'était une simple moquerie, mais je gage que ça t'a tout de même inspiré quelques réflexions.
De mon côté, ça m'a remis en mémoire un ancien débat, sur un autre forum, avec un intéressant partenaire parfois turbulent qui débat sous le pseudonyme de Outcome. De son point de vue, le nom propre (l'identité réelle d'un individu spécifique) pollue le débat parce qu'il charrie avec lui le statut, le rôle, la personnalité de l'individu qui s'exprime. Avec au moins 2 conséquences néfastes à l'échange des idées : 1) que ce qui revient (ce que les autres lui répondent) à autant ou même plus à voir avec ces aspects personnels qu'avec la question abordée ; 2) que l'individu lui-même joue de son nom propre et de ce qu'il charrie pour donner "artificiellement" (selon ce point de vue) plus de poids à son intervention.
Moi qui n'ai pas souvenir d'avoir jamais signé une contribution autrement que "Lionel" ni d'avoir omis d'en signer une, et pour qui il est fondamental (sauf exceptions ludiques) d'indiquer qui parle au titre de principe de base de la responsabilité individuelle, j'avais un peu de mal à suivre sa thèse (euphémisme, j'étais en désaccord ! ;o).
L'épisode dont nous parlons m'en a pourtant amené une illustration indirecte, a contrario : le fait qu'aucun nom propre n'ait signé la suggestion (par ailleurs courtoise et pertinente) "philoctète, tes posts sont très interessants, aussi pourrais tu les aérer un peu ? (sauter des lignes de temps en temps) tu as la rubrique "aide" qui t'expliques tout ça " a, en partie (c'est-à-dire au moins chez toi, guitouche) changé du tout au tout la réception de ce message.
(Pour être juste, l'absence de nom, même pseudonymique, a joué largement dans ta réaction, mais pour l'instant, je ne rentrerai pas plus dans ce sous-thème.)
Je pense que c'est principalement par modestie que Louis intervient de temps à autre anonymement pour faire une courte suggestion. Mais puisque cet épisode m'a remis en mémoire cette thèse d'Outcome, je crois qu'il le fait aussi parce qu'il est conscient de cet écueil (du "nom propre" polluant le propos) et qu'il cherche à le contourner pour notre bénéfice, ce qui est fort estimable : "si j'ai un conseil à donner, ne le suivez pas parce que c'est le nom propre Louis Bertignac -- hôte de ces lieux, super-guitariste, producteur émérite, mec bien -- qui le donne ; peut-être le suivriez-vous plus facilement pour cela, mais ce ne serait pas la bonne raison de le suivre. Suivez-le parce qu'il a du sens, par lui-même, sans nom propre et parce que vous reconnaissez ce (bon) sens". Bonus : "...et j'espère que vous ne le suivriez pas si son sens était mauvais, même signé Louis Bertignac".
Il faudra évidemment que Loulou me corrige si j'ai trop extrapolé ! ... mais je sens assez bien mon analyse, là . Les réactions de Guitouche et des autres sont également les bienvenues.
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| Le 21/09/2003 à 23h51 (82.64.**.***) |
Modérateur -
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Stoppez vos propos vulgaires et sans intérêt, s'il vous plait.
Bruno
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| Le 21/09/2003 à 14h05 (212.47.***.***) |
Fox -
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Il faut avoir entendu Bogart Humphrey le dire ("I've got fishes to fry") pour bien apprécier...) Le sabotage culturel est également dans l'archéologie : en privatisant les fouilles obligatoires avant de grands chantiers, on s'assure d'un service minimum irrattrapable (le moins cher n'étant pas le plus rigoureux bien sûr) tout en contournant l'inertie des services publics trop installés dans leur exclusive et leur élitisme... L'archéologie c'est le passage du virtuel (des signes ancestraux) au concret (comme le CD matérialise la musique impalpable), et réciproquement : les sous-sols sont gravés de messages venus du passé pour mieux nous faire comprendre la vie (quotidienne ou magnifiée) de nos prédécesseurs illustres ou familiers. Se mettre aux abonnés absents, comme maintenant (ou presque), c'est se conforter dans la petitesse (sans passé ni avenir) usuelle d'un système spolié par l'économie ... C'est un pas de plus vers la barbarie.
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| Le 20/09/2003 à 22h45 (212.47.***.***) |
Fox -
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I got fishes to fry... [j'ai bcp d'autres poissons à frire, plutôt que de fouetter les chats : expression d'origine encore indeterminée...]
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| Le 20/09/2003 à 20h09 (194.158.**.**) |
guitouche@ux4rtet -
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Salut les filles! Vraiment désolé pour ce qui vous arrive...J'ai eu l'occasion de vous voir a Aurillac il y a environ 4 ans de ça je crois, et je me souviens d'avoir passé un Excellent moment en votre compagnie...et pi vous voila victimes d'un abus de pouvoir assez dégueu qui vous met a la rue...c'est nul...j'espere (et je n'en doute point ) que tout ira pour le mieux et tres vite car c'est ce que vous méritez...a plus!
Ps: j'ai relu les contribs des semaines précédentes car pas chez moi depuis longtemps ou occupé a d'autres affaires, je ne savais point que l'anonyme criant a plus de lisibilités sur les interventions de philoctète, fut le boss (comment aurais je pu le savoir) et puis franchement c'est une des règles d'or ici et alors pourquoi pas pour tout le monde? (pfff encore un discours de gauchiste ahaha!)Donc voila le silence de ma part est du a plein de choses qui m'affairent, donc j'avoue ne pas bien comprendre le fameux "héhé" de lionel me concernant...m'enfin dans l'enculage de mouche y'a dautres chats a fouetter je pense, (encore que je me pose la question a l'instant même ou j'écris ...pourquoi fouetter les chats?, mystères des maximes françaises..). Autrement dit, si c'est encore un "mal-lu" de ma part je vous pris d'agreer chers collegues mes milles excuses de dérangement pour si peu de choses il faut bien le dire!
reps (et vachement a la bourre en rapport aux contribs passées)...c'est vrai que c'est un dur exercice que d'écrire dans ce forum particulièrement, donc il faut du temps, chose difficilement trouvable en ce moment!! . Mais je n'ai pas tout le temps le temps de prendre a temps, le temps de me laisser le temps de prendre le temps...angoisse humaine ou illusion d'anxieux? ?¿? aloeq jz sais pas y'avait pas l'idée lancée d'un debat oral pour mieux se comprendre? salut a plusse bonne continuation!
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| Le 19/09/2003 à 17h23 (81.51.***.***) |
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Depuis bientôt 10 ans, le Quartet Buccal (compagnie de spectacle
vivant créée en 1994) est en résidence à la MJC de Savigny sur Orge.
La compagnie, association Loi 1901, y a son siège, son bureau ainsi
que l'accès à des locaux de répétition en échange de diverses
interventions artistiques.
Dans ce cadre, le Quartet Buccal jouait le dimanche 14 septembre 2003
au sein de la fête des associations de la ville. Lors de la
représentation, les chanteuses du groupe ont pris la parole pour
informer le public sur le protocole du 26 juin 2003 concernant les
intermittents du spectacle. Elles ont aussi écourté leur spectacle
sous les applaudissements du public. A 3 reprises, une conseillère
municipale présente sur les lieux a demandé au personnel de la MJC de
couper le son pour faire cesser la prise de parole, chose qui a été
refusée.
Dès le lendemain, le président et le directeur de la MJC étaient
convoqués par le maire, Mr Marsaudon (Député-Maire UMP de Savigny sur
Orge) et mis en demeure d'expulser la compagnie du Quartet Buccal dans
les 24h sous peine de se voir supprimer les subventions municipales
nécessaires à la survie de la MJC.
Suite à un conseil d'administration extraordinaire de la MJC, mardi 16
septembre 2003, cette expulsion a été votée à la quasi-unanimité.
Mercredi 17 septembre 2003, le Quartet Buccal, se trouve donc sans
bureau, sans domicile.
Cette pratique scandaleuse en dit long sur la situation de la liberté
d'expression aujourd'hui en France ainsi que sur l'application de la
politique culturelle en cours.
Il nous paraît fondamental de faire circuler largement cette
information au plus vite. D'autre part, nous faisons appel à toutes
personnes, structures ou partenaires qui pourraient soutenir la
compagnie.
L'équipe du QUARTET BUCCAL.
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